Vers plus d’égalité

La Ville de Lyon pense les politiques publiques au prisme du genre, en allant vérifier que les budgets sont autant dédiés aux femmes qu’aux hommes. Il s’agit de la budgétisation sensible au genre, qui œuvre pour réduire voire « effacer » les inégalités.

Une politique municipale en faveur de tous

Pour l’aménagement urbain, elle prend en compte les attentes, comportements et spécificités de chacun. Pour les pistes cyclables par exemple, elle tiendra compte des femmes qui font de courts trajets souvent avec les enfants, et des hommes qui roulent sur de plus longues distances. De cette manière elle déclinera les aménagements favorisant l’autonomie et la mixité.

Les terrains sportifs situés dans la ville sont essentiellement pensés pour les hommes, foot, basquet ou musculation, les femmes étant cantonnées à assister ou à regarder les enfants jouer un peu plus loin. Florence Delaunay, adjointe déléguée aux droits et à l’égalité, propose de rapprocher ces deux espaces et de féminiser les sports de manière à permettre aux femmes de se détendre également. Et puis les subventions et les créneaux horaires attribués aux clubs sportifs doivent tendre vers un partage équitable entre associations masculines et féminines. Pour aller plus loin, l’adjointe souhaite que les musées exposent à peu près autant d’artistes féminins que masculins, afin de réduire les écarts constatés.

Des champs d’action

La ville a élaboré un plan d’action pour l’égalité entre ses salariés, en revalorisant les filières les moins rémunérées, qui sont souvent féminines, et en allant vers plus de mixité dans les métiers.

Désormais, la ville tient compte de la représentation des femmes dans les panels de concertation afin que leurs points de vue soient pris en compte ; elle favorise également les dénominations féminines dans l’espace public, les rues et places – passage France Péjot par exemple pour la voûte ouest de Perrache – pour un partage plus égalitaire. « Il est utile d’assoir la représentation des femmes dans la ville, indique Florence Delaunay, jusqu’à aujourd’hui, les dénominations sont à 90% masculines ».

Il est nécessaire d’interroger les données de la ville, pour mieux comprendre les besoins des hommes et des femmes, et ainsi mettre en place des politiques publiques adéquates et plus égalitaires.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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