Une cérémonie vitale

La commémoration de la rafle de la rue Sainte-Catherine du 9 février 1943, dont une grande émotion s’est dégagée, a eu lieu le dimanche 13, sur place.

Lyon ville refuge a connu le pire

Dans ces locaux de la Fédération Française Juive, qui apportait aide et réconfort à ses compatriotes, un drame au destin funeste s’es passé ce jour-là. Quatre-vingt-six personnes furent arrêtées par la Gestapo, pour être envoyées dans les camps d’extermination. « La voix se serre, la gorge se noue lorsque l’on pense que ces gens ordinaires étaient simplement coupables d’être nés juifs » déclare Yasmine Bouagga maire du 1er arrondissement, où une plaque commémorative a été posée à l’école des Tables Claudiennes, en souvenir de six enfants déportés et morts dans le calvaire des camps.

Cette commémoration a permis de porter haut le flambeau de la mémoire, de ce souvenir que plus de soixante-dix mille juifs français ont été déportés à raison de trois convois par semaine. Ils étaient tous déboussolés au nom d’une idéologie déniée de toute humanité. Heureusement, la société civile est intervenue en signifiant son désaccord au gouvernement français, pour limiter ces départs vers la mort qui auraient pu être plus nombreux. « En France, l’environnement humain, interpelé par ces victimes arrachées à la vie, a été décisif pour soutenir la population juive » indique Nicole Bornstein présidente du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Cette rafle a été un temps fort de l’histoire pendant l’occupation allemande.

La communauté juive représente aujourd’hui, 1% de la population française, mais les trois quarts des agressions sont contre elle. « Il est temps de bousculer tous les dénis, poursuit Nicole Bornstein, la vigilance ne doit jamais s’assoupir, mais la tolérance être la règle ». La mémoire de cette rafle porte en elle l’effroi, la torture, mais aujourd’hui la Ville de Lyon a un engagement sans faille vis-à-vis de la mémoire de la Shoa, et souhaite qu’elle constitue un flux continu.

La communauté juive souhaite ardemment qu’un monument rendant hommage à la Shoa soit édifié à Lyon, qui comme l’a assuré le maire Grégory Doucet, ne saurait tarder.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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