Un passeport pour la vie

Dans l’ancien régime, la religion primait, et particulièrement le catholicisme. Les protestants étaient très mal acceptés, et poussés à la conversion.

Conversion sincère ou économique

Ainsi s’est créée la Compagnie de la Propagation de la Foi, qui prenait les protestants en charge dès qu’ils exprimaient le besoin de se convertir, sachant qu’un bon nombre d’entre eux venaient de Genève. Puis elle les suivait afin de juger si cette conversion était efficace ou si elle était pour une autre raison que religieuse, car elle assure l’intégration sociale. « Cela permettait d’avoir une vision sur la vie du converti, précise Monica Martinat professeur d’Histoire moderne, et de savoir ce qu’il conservait de son passé ».


Au XVIIe siècle, Lyon est une ville marchande où de nombreuses nationalités se croisent. Il y a un noyau important de marchands étrangers protestants, riches ou pauvres, très vivace mais fragilisé. Les ressortissants de l’Eglise Réformée ont des difficultés à trouver du travail, car les postes sont généralement réservés aux catholiques, ce qui explique les conversions économiques ! L’appartenance religieuse donne un statut. Il arrive fréquemment que ces conversions échouent, les gens sont alors appelés à quitter Lyon. Quand elles réussissent, cela fait un effet boule de neige qui attire d’autres personnes vers la conversion. Se convertir donne un passeport pour la vie !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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