Quelques maux aux Subsistances

Lieu qui accompagne les artistes dans leurs recherches et joue un rôle majeur auprès de ceux en devenir, danse, cirque, théâtre, les Subsistances, qui coutent cher et ne rapportent rien à la ville qui les subventionne à 90%, sans contrôle effectif, sont d’après un rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC), en dysfonctionnement.

Une structure dépendante – La ville a mis onze millions d’euros dans la réhabilitation de cet organisme destiné à faire émerger des artistes et verse trois millions de subventions annuelles sans vraiment contrôler où vont ces sommes. Pour la CRC « la ville semble peu investie. » Un comité de pilotage vient d’être mis en place par la nouvelle directrice Cathy Bouvard.

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« Augmenter sans cesse les impôts quand il y a une mauvaise gestion de l’argent public est stupéfiant » s’exclame un élu. Il n’y a pratiquement aucun contrôle, l’équipe dirigeante dispose de toutes les prérogatives étant donné qu’elle bénéficie d’une autonomie de gestion et de programmation.

De son côté, la directrice soutient être en dialogue permanent avec la ville en ce qui concerne les résultats et le rayonnement de la structure « Nous sommes extrêmement soucieux des deniers publics et fournissons chaque année un rapport d’activité très précis, il est abusif de conclure qu’au sein des Nouvelles Subsistances, les deux directeurs assurent la réalité de la direction en lieu et place des organes associatifs ». Il convient de préciser que le soutien de la Ville de Lyon n’a pas augmenté depuis 2006, et que le matériel mis à disposition est largement amorti.

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Renforcer l’animation – Plus de deux mille personnes font chaque année une demande pour venir en résidence, alors qu’il y a une soixantaine de places, et on s’aperçoit que ce sont souvent les mêmes qui reviennent. L’intérêt de la structure est de mettre le pied à l’étrier à de jeunes acteurs ou compagnies.

Durant les dix dernières années, les Subsistances ont vécu repliées sur elles-mêmes. Avec l’aide de la ville, elles devraient pouvoir changer de voie car les élus sont responsables de la bonne marche de l’établissement.

« Le soutien des compagnies artistiques locales est important, avance Georges Képénékian, 1er adjoint délégué à la culture, aujourd’hui des actions sont engagées pour redresser la barre » L’objectif de la ville est de faire rayonner l’institution, qu’elle ne soit pas coupée des autres lieux culturels de la cité. « Après dix ans d’existence, les Subsistances évoluent et instaurent un nouveau projet qu’elles ont déjà fait évoluer depuis le printemps » poursuit l’adjoint. Cette structure a toujours été un lieu de création original que la ville encourage et encouragera.

Après le rapport de la CRC, Les directeurs, les administrateurs de l’association ont pris en compte un certain nombre de remarques et un grand nombre de préconisations, et sont déterminés à mener à bien les changements pour garantir l’excellence culturelle de l’établissement.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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