Page noire de l’histoire

Dimanche 17 octobre s’est tenu place Louis Pradel, un rassemblement afin de commémorer les massacres du 17 octobre 1961, auquel le maire Grégory Doucet et son adjointe à la mémoire Florence Delaunay, ont brillé par leur absence !

Répression sanglante

Il y a soixante ans, le 17 octobre 1961 à Paris, une manifestation pacifique d’Algériens et de franco-algériens, condamnant le couvre-feu et la politique discriminatoire mis en place par le Préfet de police Maurice Papon, a été réprimée dans le sang. 

Des milliers de citoyens ont été arrêtés, torturés et parqués dans des camps de détention ou tout simplement exécutés, des centaines d’algériens furent jetés et noyés dans la Seine.

Des centaines de victimes, hommes, femmes et enfants dont le seul tort est d’avoir manifesté pour leurs droits et pour la défense des valeurs républicaine d’égalité, de liberté et de fraternité, furent dénombrées entre le 17 et le 18 octobre.

« Aujourd’hui, le devoir de mémoire nous rattrape » lance Abdelaziz Boumediene président du Collectif des Algériens en France. A l’image de l’amitié Franco – Allemande ou du processus d’unification européenne, les leçons de l’histoire nous apprennent que l’obligation de reconnaissance de la mémoire est à la base de toute politique de conciliation, d’intégration, de coopération et de constructions citoyennes.

La Ville de Lyon doit laver le sang qui se trouve sur les mains de la République qu’elle représente en érigeant une stèle en hommage à toutes ces victimes.

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