Naissance de la presqu’ile

L’archéologie, grâce aux fouilles préventives, a pu dresser la topologie de la presqu’ile,

Au fil des siècles. 

À l’âge du bronze (2700 – 900 av.J-C), la plaine alluviale du Rhône est stable comme le confirment les traces d’habitat retrouvées sur la rive gauche du Rhône.

Au premier âge du fer (800-450 av.J-C), l’activité hydrologique est plus forte : la présence de bancs de galets déposés par le Rhône sur le bas du flanc de la colline de Fourvière, actuellement le Vieux Lyon, montre que le confluent devait se situer au niveau de Saint Paul. Le territoire entre Rhône et Saône est constitué de bras fluviaux actifs au cours instable. Le sous-sol montre de vastes bancs de cailloux séparés par des chenaux de dix à vingt mètres de large et profonds de un à trois mètres. De ce fait la presqu’île est inhabitable à cette époque.

Au second âge du fer (450-50 av. J-C), un changement s’opère : la presqu’île devient une plaine d’inondation. Son niveau s’élève à chaque crue grâce à l’apport de sables et limons. Le Rhône se retire vers l’est, la Saône quitte son chenal au pied de la colline de Fourvière et décrit un tracé proche du cours actuel. Le confluent se décale à l’est et se stabilise au sud du quartier actuel d’Ainay.

Quand la colonie romaine arrive en 43 av J-C, la presqu’île offre un paysage proche de ce qu’elle est aujourd’hui. Elle ne sera réellement peuplée qu’à partir du premier siècle de l’ère actuelle.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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