Les écoles, une priorité

Avec cent dix-sept écoles publiques pour trente-six mille huit cents élèves, Lyon révise régulièrement  les périmètres scolaires, du fait d’une augmentation de 2% de la population chaque année. Cela est une chance pour la ville, qui pour cette raison doit avoir une vision prospective.

 

Réfléchir sur le long terme

Entre 2001 et 2012, douze écoles ont été construites, ainsi que des extensions, rénovations et modernisations réalisées. « L’augmentation des naissances entraine une croissance des effectifs scolarisés, il est donc nécessaire d’anticiper et de prendre en compte la dynamique urbaine, il est prévu plus de trente-neuf mille élèves en 2020 » indique Anne Brugnerat adjointe au maire déléguée à l’éducation. De ce fait au cours de ce mandat, quatre-vingts millions sont prévus pour la constructions de trois nouvelles écoles, extensions et rénovations, dans des quartiers en développement.

Il faudra prévoir une nouvelle école à la Confluence, car avant la fin de la construction de la deuxième phase, beaucoup d’enfants seront arrivés. Ces derniers sont au premier rang des préoccupations de la ville qui n’hésite pas à investir, comme à l’école Lucie Aubrac rue Jarente où plus de cent fenêtres ont été changées, pour l’entretien du patrimoine. « Ces projets réclament toute l’attention des élus car l’avenir de notre pays se construit à travers l’école » poursuit l’adjointe.

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Toute l’attention avez-vous dit ?

Dans le 1er arrondissement, l’école Lévy-Stauss, rue du Plâtre, est sur la sellette. En effet, située au troisième étage d’un immeuble, elle ne présente pas, d’après la ville, des conditions de sécurité suffisantes, bien qu’une commission d’experts soit passée en février, et ait dit le contraire. « La fermeture serait très dommageable pour la presqu’ile, affirme Arthur Remy 1er adjoint à la mairie du 1er, car il n’y a aujourd’hui que deux écoles publiques entre Bellecour et Terreaux ». Une autre étude doit être faite d’ici un mois afin de déterminer s’il peut y avoir poursuite de l’enseignement. Arthur Remy craint que celle-ci propose des aménagements qui ne pourront être faits, car non-inscrits dans la PPI. « Si l’école ferme, où vont-aller les enfants ? » s’inquiète-t-il. Mais cela ne semble pas préoccuper la ville outre mesure, elle propose de  les réinscrire dans des écoles lointaines pour les petits, voire carrément dans d’autres arrondissements !

Pour Denis Broliquier maire du 2e arrondissement, « les périmètres scolaires, qui soit disant permettent de répartir harmonieusement les élèves, ne font qu’aggraver les disparités, car ils reproduisent fidèlement les inégalités sociales des quartiers ». Il n’empêche que ceux qui ont été définis seront appliqués à la rentrée 2016.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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