La charrue avant les bœufs !

La Métropole et la Ville de Lyon envisagent de réaménager l’axe nord-sud crée en 1956, d’ici la fin du mandat. A ce propos une réunion publique a eu lieu à l’Hôtel de Ville, le mardi 16 novembre.

Développer des offres alternatives à la voiture

Ce projet consisterait à diminuer les voies de circulation, de huit à trois, pour créer une voie pour les transports en commun, une piste cyclable, à supprimer les trémies hormis celles au niveau du pont de Lattre de Tassigny et du pont Galliéni, ce qui promet une dégradation de la qualité de l’air, et un niveau sonore excessif, et à végétaliser, ainsi qu’à ménager les ponts. Les trois parkings privatifs situés sous les ponts Morand, Lafayette et Wilson seront supprimés. Un appel à projets est lancé, pour les remplacer. « Ce projet se situe clairement dans le XXIe siècle, assure Grégory Doucet maire de Lyon, le partage de l’espace public en développant la trame végétale, est l’avenir ». Mais il ne pense pas aux conséquences sociales que cela peut entrainer !

Cinquante à quatre-vingt mille véhicules empruntent quotidiennement l’axe nord-sud, axe structurant de l’agglomération, mais rien n’est proposé pour dévier le trafic qui selon toute logique se déversera dans les rues entre Rhône et Saône. « Et cela nous n’en voulons pas, clame Bernard Colombaud président du Comité Centre Presqu’ile, il est hors de question de mettre un coup de pioche tant que la presqu’ile ne sera pas apaisée sinon toutes les rues seront bloquées ». Seulement pour Bruno Bernard président de la Métropole, l’apaisement de la presqu’ile est lié à ce projet ».

Les quatre cent cinquante places de stationnement existant actuellement sur les quais seront supprimées pour laisser la part belle aux piétons, mode doux, et verdure. Pour le comité Centre Presqu’ile, cela est une utopie, et promet une levée de boucliers de la part des habitants de la presqu’ile qui ne sauront plus où stationner, ainsi que le départ des familles, qui d’ailleurs a déjà commencé.

Les quais sont les voies naturelles pour accéder à la presqu’ile. Ce projet, qui pour Grégory Doucet maire de Lyon, est emblématique du mandat, met en péril le tissu commercial existant, soit mille cinq cents commerces de proximité, sans résoudre les problèmes que connait aujourd’hui la presqu’ile. « Améliorer le cadre de vie, ce n’est pas refaire les quais, lance le patron de Benoit Guyot rue Emile Zola, mais d’abord s’occuper des rues dans lesquelles vivent les habitants et où travaillent les commerçants ». Certains magasins ont une clientèle régionale qui ne viendra plus si la voiture est bannie du centre-ville ! Autrement dit, ce projet pharaonique dont le budget prévisionnel est de cent millions d’euros, ne résoudra pas les problèmes actuels de la presqu’ile, et il est probable que l’argent public injecté sera jeté par les fenêtres.

Une concertation en cours depuis peu, sachant que la plus grosse partie du projet est déterminée d’avance, et qu’il ne reste que les « miettes », doit durer jusqu’à la fin de l’année, pour un démarrage des travaux début 2025. « Cependant, se rétracte Clément Bellot chef de projet à la Métropole, ce projet n’est pas irréversible ! ». Dans tous les cas, la Métropole affiche clairement sa volonté de réduire drastiquement la circulation, sans proposer d’alternative de déviation.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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