Jeunesse en déroute

La manière dont la jeunesse est traitée depuis le début de la pandémie, fait terriblement notre actualité et interpelle les compétences métropolitaines.

Etudiants zombies

La jeunesse étudiante, les apprentis en formation, les jeunes qui tentent d’entrer dans la vie active, se sentent abandonnés. Leur première demande est de retourner en cours mais pour cela les universités doivent s’engager à recruter des chargés de TD pour permettre à chacun d’accéder à des cours en présentiel, de cesser d’être des étudiants zombies qui passent des heures derrière un écran dans la solitude. Pour l’instant le compte n’y est pas.

A cela s’ajoute la précarité grandissante des jeunes qui ne peuvent plus payer leur logement ou leur alimentation faute d’absence de job étudiant. La précarité qui peut aller jusqu’à la rue. Personne ne peut souhaiter cela pour la génération qui vient.

Enfin, et en toute logique, à la précarité et la pauvreté s’ajoute la fragilité mentale, les dépressions, les tentatives de suicides. L’état nous annonce des chèques psys mais il est avant tout nécessaire d’avoir suffisamment d’acteurs professionnels sur le terrain.

La métropole prend sa part et va poursuivre de manière volontariste sa politique de soutien. « Il faut aller le plus loin possible pour soutenir notre jeunesse » déclare Mathieu Azcué conseiller métropolitain.

Actes odieux

D’autre part, autre sujet tristement d’actualité, celui de l’enfance. Depuis le début de l’année, la parole s’est libérée sur l’inceste. Entre 5 et 10% des enfant ont subi des attouchements, des viols, des violences intrafamilliales. Dans une classe de primaire, plus de trois enfants en moyenne vivent un inceste, et tous les quatre à cinq jours un enfant meurt sous les coups de ses parents. Des chiffres effrayants !

Dans ce contexte, le rôle de la protection de l’enfance, de l’aide sociale à l’enfance et de la Métropole est primordial. Former, informer, sensibiliser, détecter sur tous les fronts, est indispensable pour afficher la volonté de ces acteurs et de toute la société, de faire cesser ces actes odieux.

Un observatoire de la protection de l’enfance va être mis en place, car ce sujet de l’inceste est une priorité. L’enfance, la jeunesse sont l’avenir de notre pays. C’est à cette génération que seront laissées des meurtrissures si la société continue à se voiler la face.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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