Du public au privée

Lieu de vie de personnes handicapées, le Centre Adélaïde Perrin, rue Jarente, bien qu’il soit d’une grande beauté architecturale, est un lieu qui ne se visite pas, dans lequel les résidents doivent rester.

La chapelle qui jusqu’à l’été 2016, était ouverte au public en fin de semaine, lui est désormais et jusqu’à nouvel ordre dans le contexte actuel, fermée pour des raisons de sécurité. « Nous sommes les premiers à le regretter, indique la présidente Christine Nicolet, cela ne relève pas de notre fait, mais des instructions que nous avons reçues ».

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D’une pièce à une résidence – C’est en 1819, qu’Adélaïde Perrin, jeune femme sans fortune, âgée de trente ans, se tourne vers les malheureuses, en accueillant une puis deux puis trois jeunes filles rejetées de la société, dans une chambre à Saint-Georges. Bien sûr, de nouvelles demandes affluent … En 1825, elle doit s’agrandir, et vient s’installer rue Vaubecour, ainsi nait l’Œuvre des jeunes filles incurables.

Cinq ans plus tard elle loue la Maison Capelin, à l’angle des rues des Remparts et de l’Abbaye d’Ainay, pour dès 1834 accueillir quarante-trois pensionnaires. Malheureusement Adélaïde décède en 1838, mais son Œuvre va lui survivre.

Dès l’année suivante, ses successeurs doivent faire appel aux religieuses de Saint Vincent-de-Paul, puis de Saint-Joseph qui s’occupèrent de la Maison jusqu’en 1977.

Entre temps, l’Œuvre avait grâce à la charité lyonnaise et au travail des pensionnaires, acquis la Maison Capelin, à l’angle des rues des Remparts et de l’Abbaye d’Ainay, puis agrandit les bâtiments et construit une chapelle. Ce n’est qu’en 1932 qu’elle obtiendra son premier financement public.

A la fin des années 1960, la Maison se professionnalise et est rebaptisée Centre Adélaïde Perrin, qui à partir de 2004 va accueillir également des hommes, et proposer un certain nombre d’orientations qui visent au développement de la personne et de sa vie sociale.

Actuellement, les valeurs chrétiennes héritées d’Adélaïde Perrin perpétuent toujours la marche du Centre, fort de deux cents résidents répartis sur trois sites, et de l’association qui le pilote.

lyon-presquile@orange.fr

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