Devoir de mémoire

Organisé par le Collectif pour la Mémoire et la Citoyenneté, un rassemblement s’est tenu place Louis Pradel le samedi 8 mai, afin de commémorer les massacres du 8 mai 1945.

Répression dans le sang

L’Algérie comme les autres colonies françaises célébraient leur joie, car l’armistice signifiait l’indépendance. En effet, en 1940, le Général de Gaulle avait lancé à l’intention de ces pays : « Si vous nous aidez à vaincre l’ennemie, nous vous rendrons votre liberté ». Ils ont payé un lourd tribu , les algériens comme les peuples d’Afrique noire ont donné leur vie pour la libération de la France.  Mais jusqu’au 25 mai 1945, l’armée et la police françaises se sont livrées à de véritables massacres, elles se sont acharnées contre les populations, faisant plusieurs dizaines de milliers de morts. « Nous exigeons que la France reconnaisse tous ces massacres déclare Abdelaziz Boumediene président du collectif, ceci permettra un travail de conciliation ».

La France ne peut ressortir grandie, qu’en reconnaissant les erreurs du passé ! L’abnégation de ces faits entraine le racisme d’aujourd’hui. « Nous ne cherchons pas la vengeance, poursuit le président, nous demandons simplement à la France de reconnaitre ces massacres qu’elle a toujours niés, la république française a les mains pleines de sang ! ». Ces évènements ont laissé trop de traces indélébiles dans les mémoires de ces nations. La reconnaissance devrait être faite par devoir de vérité et de justice. La négation de ces faits a entrainé les guerres d’Indochine et d’Algérie, par lesquelles ces pays ont acquis leur indépendance au prix de grandes souffrances.

Une gerbe de fleurs a été jetée dans le Rhône, pour rendre hommage à toutes les victimes.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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