Vivre en travaillant, mourir en combattant

En clôture et à l’occasion des dix ans du Festival Novembre des Canuts, le collectif éponyme a organisé le vendredi 1er décembre à l’Hôtel de Ville, un récit-spectacle, « Les Canuts ou la démocratie turbulente ».

Ludovic Frobert, historien, a permis de mieux découvrir la démocratie d’ateliers inventée par les canuts de Lyon, quand les artistes de la Compagnie du Chien Jaune, comédiens, chanteurs, et musiciens, ont ponctué la soirée de textes et de chants qui ont marqué l’histoire canuse.

Journées interminables rythmées par le bruit incessant des métiers, ils travaillent, ils tissent pour les riches, c’est leur fierté. « Tisse toujours, tisse toujours, c’est la misère ». Ils ont le teint pâle, les joues creuses, sont fatigués mais négocient pour tout. Plusieurs milliers de canuts discutent pour obtenir justice. Deux fois en 1831 et 1834 ils vont descendre la colline, bien décidés à se faire entendre, mais deux fois la révolte se termine en carnage, la vainqueur va toucher le prix du sang !

Ces révoltes constituent un élément fondateur pour l’avenir qui permit la création de mutuelles. Le canut souhaite une république juste car les ouvriers en soie vivent dans la misère. Dans leur expérience émancipatrice, il fondent un journal « L’Echo de la Fabrique « , qui les rend plus visibles auprès de l’opinion, et leur donne plus de poids pour négocier avec le fabricant au sein des mutuelles, puis du conseil des prudhommes.  Les canuts ont inventé une forme de démocratie e sociale !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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