Vision de l’universalité

Déjà nommée patronne des missions par la Pape François en Octobre 2019, Pauline Jaricot dont les pas vont au début du XIXe siècle, donner des perspectives missionnaires insoupçonnées, sera béatifiée le dimanche 22 mai, à Eurexpo.

Vivante de sa propre vie

Lyonnaise issue de la bourgeoisie marchande de soierie, née de 22 juillet 1799 à Lyon, Pauline Jaricot a consacré sa vie à la Mission, au service des pauvres et à la prière, après s’être convertie suite à un sermon à Saint-Nizier en 1816. Après avoir créé la Propagation de la Foi, l’une des quatre Œuvres Pontificales Missionnaires, elle comprend que sans la prière, l’Eglise et la Mission ne peuvent vivre. Aussi, en 1826 crée-t-elle le Rosaire Vivant composé de quelques personnes qui s’engagent à réciter tous les jours une dizaine de Chapelet, en méditant un mystère de la vie du Christ. Le 15 août 1833 elle s’installe dans la Maison de Lorette, montée Saint-Barthélemy, et de là poursuit ses missions, elle se rendra d’ailleurs plusieurs fois à Rome, rencontrer le Pape. Jeune fille passionnée, elle se lance à aimer Dieu dans les créatures, et le Christ dans les pauvres. Pauline découvre que la Mission de l’Eglise est universelle. « Toute la terre m’a paru fécondée par la présence de ce divin Sauveur ».

Œuvre enracinée dans la spiritualité

Petit à petit, afin de trouver de plus en plus d’animatrices pour la Propagation de la Foi, elle lance un système décimal, chaque personne associée à l’œuvre doit trouver dix personnes qui chacune doivent en trouver en trouver dix autres etc., formant ainsi des centaines et des milliers de bienfaitrices. Un plan simple et efficace nourri d’une grande spiritualité, se répand en peu de temps depuis Lyon, vers les autres régions. Pour le Rosaire Vivant, elle agit de la même manière, créant une force spirituelle immense dans l’Eglise, qui se répandit comme une trainée de poudre dans le monde entier.

Toute sa vie, Pauline reste dans la ligne de la vocation du laïcat entreprenant, actif et coopératif, qui lui permit de construire une œuvre à caractère universel, qui perdure aujourd’hui. La semence qu’elle a modestement jeté dans la terre est devenue un grand arbre. Les besoins sont immenses, principalement dans les pays du Tiers Monde où presque tout – églises, chapelles, séminaires, écoles – est à créer. Ainsi, le message de Pauline répond-il encore et beaucoup aux besoins du XXIe siècle, non seulement dans le domaine de la mission, mais aussi dans celui de la nouvelle évangélisation.

Elle meurt le 9 janvier 1862, en ayant donné un élan missionnaire qui renouvelle l’Eglise et lui donne des motivations nouvelles.

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.