Violation des droits humains

Mercredi 25 novembre, la Ville de Lyon, où des actions sont menées avec pour objectif de prendre des engagements concrets et collectifs visant à agir toujours plus efficacement contre les violences conjugales, s’est mobilisée lors de cette journée contre les violences faites aux femmes, afin de sensibiliser les Lyonnais à ce sujet.

Toute violence interdite

Une femme est tuée tous les deux jours et demi par son conjoint ou ex conjoint. En France en 2019, ce sont cent cinquante-deux femmes qui ont été tuées, dont cinq dans le Rhône. Le nombre d’appels au 3919, numéro national d’écoute, n’a cessé d’augmenter pendant le premier confinement, plus de quarante-quatre mille appels ont été reçus, c’est deux fois plus d’appels pris en charge, deux fois plus d’appels pour violences conjugales dont une femme sur dix est victime.

Les violences touchent toutes les femmes, indépendamment de leur âge, de leur statut, éducation et de leur région. Elles peuvent être de tous ordres : violences conjugales, sexuelles, économiques, physiques, violences psychologiques. Si la dénonciation, l’accompagnement et la mise à l’abri de ces femmes victimes de violences a progressé, les faits de violences et le nombre de victimes reste dramatiquement stable. En France, toutes les huit minutes, une femme est violée ; tous les deux jours et demi, une femme meurt sous les coups de son compagnon ou conjoint. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des enfants, qui ont besoin d’être aidés et accompagnés au quotidien.

Actions concrètes

À Lyon, il existe des acteurs institutionnels, Justice, Police, Préfecture, ARS, Métropole, Hospices Civils … , et associatifs VIFFIL, le MAS, CIDFF, Filactions, engagés sur la question des femmes victimes de violences, qui œuvrent au quotidien, avec une implication constante et sans faille. Le contexte actuel et la mise en place de confinements successifs, révèle et accentue ces faits de violence. Le nombre d’appels au 3919, que le gouvernement veut mettre en concurrence – ce qui ne convient pas aux associations, car il est d’intérêt général – à destination des femmes victimes de violences a doublé ces derniers mois. Les institutions doivent donc redoubler de vigilance en favorisant la libération de la parole de la victime, en leur apportant une protection inconditionnelle, et en organisant leur accompagnement.

Aujourd’hui, la Ville de Lyon développe des moyens supplémentaires : permanence dans certaines mairies d’arrondissement pour accueillir et orienter les victimes, deux hébergements pour les mettre à l’abri, la formation de ses agents et plus spécifiquement ceux de la police municipale, une communication renouvelée pour une grande visibilité auprès des victimes et de la population

En complément, la Ville intervient aux côtés des acteurs associatifs à plusieurs niveaux : la prévention, l’accueil, l’accompagnement, ou encore l’hébergement, ainsi que la sensibilisation en milieu scolaire, parce que de plus en plus de femmes ont besoin d’être protégées.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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