Vingt-cinq millions de propriétaires

A l’occasion du Grand Débat lancé par le Président de la République, l’Union Nationale des Propriétaires Immobiliers (UNPI) a réuni ses adhérents le lundi 25 février, afin de rédiger un document qui sera envoyé aux élus locaux et nationaux.

Besoin d’un coup de pouce de l’Etat

Contrairement aux idées reçues, les propriétaires ne sont pas tous des nantis, loin s’en faut ! Un bien immobilier est généralement le fruit du travail de toute une vie, il permet de sécuriser la retraite. Et parfois cela est difficile, lorsque des frais tel le ravalement de façade, sont imposés. L’UNPI propose que ces ravalements incluent la transition énergétique et l’isolation, afin que les charges soient moins lourdes après. « Il est vrai que tous les copropriétaires ont intérêt à ce que l’immeuble soit dans un état correct » indique le président Victor-John Vial-Voiron. L’Etat ou les collectivités pourraient faciliter les investissements dans les copropriétés, en permettant la déduction de ceux-ci de la déclaration d’impôts, et en facilitant l’accès à des financements abordables, comme le prêt à taux zéro.

Les couts de gestion des copropriétés sont parfois énormes. Il parait nécessaire d’encadrer les missions des régies, ainsi que leurs augmentations annuelles ! Il est indispensable qu’il y ait désormais un vrai contrôle de l’immobilier.

Il est d’autre part impératif que la taxe foncière ne subisse aucune augmentation du fait de la disparition de la taxe d’habitation. Certes cela est un manque à gagner, mais les propriétaires bailleurs pour qui un loyer est souvent un complément de revenu, n’ont pas à payer les impôts de leur locataire ! Il est également anormal que la taxe des ordures ménagères soit imputée au propriétaire et non au locataire.

Depuis quelques années, la loi a réduit le préavis du locataire à un mois, or cela n’est pas suffisant lorsqu’il y a quelques travaux de remise en état à effectuer. « L’Etat devrait revoir sa copie, poursuit le président, et autoriser qu’un voire deux mois de location soient défalqués des impôts en cas de vacance du bien ». D’autre part la résidence principale devrait être retirée de l’Impôt sur la Fortune Immobilière, et la base de ce dernier réévaluée.

L’investissement immobilier des particuliers joue à la fois sur l’économie du pays, le propriétaire faisant travailler des entreprises pour entretenir son bien, et sur le social. Il est temps que l’Etat entende les propriétaires !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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