La ville la plus chère de France

A partir du 1er janvier 2018, si les tarifs du stationnement vont rester stables, les prix qui l’entourent vont sérieusement augmenter. Cela du fait de la loi de dépénalisation du stationnement qui permet aux maires d’en fixer les montants.

Véritable matraque

A Lyon, seulement deux zones de tarification seront conservées, Tempo et Presto. L’amende pour non-paiement du stationnement, que 75% des automobilistes ne paient pas, qui devient une redevance d’occupation du domaine public, va passer de dix-sept euros actuellement, à trente-cinq dans la première zone, et à soixante dans la deuxième qui couvre la plus grande partie de la presqu’ile. A noter que ce sera pour une séquence de dix heures ! A cela viendra s’ajouter une vignette résident payante, quarante euros pour la première voiture, soixante pour la deuxième. « Ceci, pour que les automobilistes soient plus vertueux, et n’asphyxient pas le centre-ville » indique Jean-Yves Sécheresse adjoint délégué à la sécurité. Cela devrait permettre plus de fluidité, les contrôles de stationnement seront renforcés.

De cette manière, la ville espère préserver le stationnement des résidents, et limiter le nombre de vignettes qui sont trop nombreuses par rapport aux places.

Un abattement de 30% sera tout de même consenti pour les véhicules

électriques et hybrides.

Tricher devient couteux

Mais tous les lyonnais qui pour la majorité sont des conducteurs de bonne foi,  ne voient pas cela d’un bon œil. « Ces nouvelles tarifications sont une taxe déguisée qui va remplir les caisses de la ville, elles sont un énième impôt demandé au contribuable lyonnais, relève Denis Broliquier maire du 2e arrondissement, une augmentation raisonnable eut été préférable ». Ces mesures auront un impact social, car pour certaines personnes la voiture n’est pas un luxe. «  Cela est une discrimination envers les citoyens les plus fragiles » lance Isabelle Granjon, élue dans le 1er arrondissement. Cette nouvelle grille tarifaire risque de rendre dissuasif le stationnement en surface

Afin de calmer les esprits, Jean-Yves Sécheresse assure qu’il n’y a à Lyon que sept mille quatre cents places sujettes à soixante euros, les autres étant à trente-cinq, que cela favorisera la rotation des véhicules et que l’argent récolté sera réinvesti pour faire des aménagements . Mais le fond du sujet est le développement des transports alternatifs pour que petit à petit les voitures ne viennent plus en ville.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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