Vertige face à l’horreur

La commémoration du soixante-treizième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau a eu lieu le dimanche 28 janvier devant le Sanctuaire de la Résistance et de la Déportation, place Bellecour.

Vivre à genoux

Après des jours de voyage avec leurs biens les plus chers, ils sont arrivés en enfer. « Que chacun garde en mémoire que des hommes ont été réduits à l’état d’objets par d’autres hommes » indique Jean-Claude Nerson président de l’Amicale des déportés d’Auschwitz. Les SS voulaient réduire la question juive, mais les balles n’allaient pas assez vite, aussi décision fut prise de créer des camps de « mise à mort ». A partir de 1941 les chambres à gaz dans lesquelles étaient enfermées deux cent personnes à la fois, firent leur apparition ; des centaines de milliers de juifs, tziganes et homosexuels périrent de cette manière, « On avançait dans l’horreur, poursuit le président, les convois se succédaient, ces hommes, femmes et enfants attendaient leur fin ». Auschwitz est l’apogée de la solution finale, de la marche vers la mort. La barbarie était au service du pouvoir, la Shoa est la plus grande catastrophe de l’histoire.

Et aujourd’hui, l’antisémitisme réapparait sous des habits neufs, les mêmes discours reviennent, plusieurs attentats sanglants ont endeuillé la France. « Notre vigilance ne doit jamais se relâcher, car la bête immonde est toujours tapie ». Mais pour vivre, il est indispensable de rejeter le désespoir.

Cependant il est nécessaire de se rappeler qu’en cinq ans plus d’un million cent mille personnes dont 90% de juifs, sont mortes à Auschwitz qui fut le seul camp à remplir son dessein à une telle ampleur. Nombre de vies ont sombré dans le néant. Les mots ne seront jamais assez forts pour décrire ce déni d’humanité, cette haine de l’homme pour l’homme.

Le sang sèche vite en entrant dans l’histoire aussi, des élèves du collège Daisy Georges Martin d’Irigny se sont rendus à Auschwitz, et ont pu se rendre compte de l’horreur et de l’atrocité qui régnait là-bas entre 1940 et 1945. . « Nous devons préserver et respecter la mémoire, indique Georges Képénékian maire de Lyon, surtout ne jamais rester indifférents ».

contact: lyon-presquile@orange.fr

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