Une époque différente

A la fin du Moyen Age, Lyon est une ville fortifiée, située à l’extrémité du Royaume de France qu’elle a rejoint en 1312. A la frontière de la Savoie et du Saint-Empire romain germanique, elle est toujours sur la défensive.

Lyon ville commerçante

La Saône est l’axe principal de la ville. Au nord se trouve le Château de Pierre Scize, avec sa porte fortifiée, mais il y a également un rempart aux Terreaux, offrant deux portes, celle de la Lanterne, et celle de la Pécherie.

L’archevêque Charles de Bourbon (1434-1488) gouverne la ville dès 1466, mais n’est jamais à Lyon, trop occupé par les affaires courtisanes ! Depuis que Lyon est française, le roi est représenté par le sénéchal. Tous deux logent sur la rive droite de la Saône, le premier dans le palais épiscopal situé à l’angle du quai Romain Rolland et de l’avenue Adolphe Max, et le deuxième au Palais de Roanne que la Palais de Justice actuel est venu remplacer au XIXe siècle. Le consulat qui administre la cité, répartit l’impôt. Les consuls élus par les maitres des métiers ont une bonne assise dans la ville,  ils se réunissent dans la chapelle Saint-Jacquême, face à Saint-Nizier. La cité compte de nombreux artisans, mais aussi quelques élites, hommes de droit, médecins, banquiers, imprimeurs.

A Lyon, il n’y a à cette époque ni université, ni parlement, mais des foires internationales trimestrielles qui se tiennent de part et d’autre du pont de Saône situé au niveau de la place du Change où les marchands peuvent échanger leur monnaie, car l’Europe entière vient proposer des produits de luxe.

C’est au cours ce siècle que fut construit le couvent des Cordeliers, ainsi que son église Saint-Bonaventure, mais de nombreux autres existent entre Rhône et Saône, à commencer par l’Abbaye Saint-Martin d’Ainay au Sud,  le couvent des Augustins et celui des Carmes au nord, ainsi que celui des Jacobins au centre de la presqu’ile. Certains sont de bonne noblesse comme celui des Dames de Saint-Pierre place des Terreaux.

En 1476, Louis XI vient s’établir durant quatre mois à Lyon qui pendant cette période est considérée comme la capitale du royaume qui compte environ quarante mille habitants. De grandes familles, telles celles des Le Viste ou des Gadagne ont laissé leur nom.

La rive droite de la rivière est le quartier des Seigneurs, quand la rive gauche est celui de la bourgeoisie, mais aussi celui des petites gens entassées dans des ruelles noirâtres, que la précarité menace. Les pauvres, aidés par la charité publique sont nombreux, et l’afflux de mendiants effraie car ces personnes sont souvent porteuses de maladies comme la lèpre. Les malades sont enfermés à l’hôpital, à trois par lit, ce qui facilité la propagation des microbes. Mais il faudra attendre le XIXe siècle pour que l’homme prenne conscience de la contagion ! Au XVe, mourir en ayant confessé ses péchés garantit un peu de tranquillité dans l’au-delà !

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.