Un pavé dans la marre

Interpeller au sein de la gouvernance de l’Eglise catholique. C’est ce qu’a fait Anne Soupa, écrivaine et théologienne, le lundi 24 mai lorsqu’elle s’est portée candidate au poste d’archevêque de Lyon.

Invisibilité des femmes

Une provocation dont l’objectif est de faire réfléchir, car la question de la place des femmes dans l’Église est trop sérieuse pour être traitée par la dérision. Elles ont tout de même la parole, mais ne peuvent pas déployer toutes leurs potentialités de baptisées.

Les femmes sont invisibles dans l’espace catholique, or elles sont souvent chargées de responsabilités importantes. Elles ont intériorisé cette consigne de soumission, mais ce n’est pas pour cela qu’elles sont incapables ! « Il est nécessaire de faire avancer notre cause » déclare Anne Soupa.
Les responsabilités des femmes sont latérales, elles ne touchent pas les trois charges essentielles de l’Eglise qui sont l’enseignement, la sanctification et la gouvernance. Si le côté sacramentel reste comme depuis des siècles, réservé aux hommes, les femmes peuvent parfaitement s’introduire dans les autres domaines. « Dans un paysage mental, se dire qu’il n’y a pas qu’un seul visage d’évêque est un bol d’air frais » poursuit la théologienne. Sa démarche peut remuer les consciences et réconcilier les gens avec l’Eglise !

Il faut tout de même reconnaitre que la situation a beaucoup évolué depuis le concile Vatican II, les femmes ont un rôle souvent en arrière-scène dans l’Eglise, mais dans une société qui a tendance à les émanciper, ces dernières n’ont pas la place qu’elles devraient avoir dans cette institution où elles ne peuvent accéder aux responsabilités dominantes.

Cette initiative intempestive a pour objectif de faire prendre conscience qu’un autre visage de l’Eglise est possible ! Celle-ci est aujourd’hui prisonnière du cléricalisme, la candidature d’Anne Soupa est une main tendue vers la modernisation.

A Lyon l’Eglise a trébuché, il y a eu une faillite de la gouvernance, c’est peut-être le moment d’en changer ! Bien qu’elle ait fait sa demande auprès du Nonce apostolique ambassadeur du Saint-Siège en France, c’est le silence le plus complet du côté de la hiérarchie de l’Eglise.

Il est tout de même à relever qu’à ce jour, Lyon n’a toujours pas d’archevêque !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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