Un parvis, pas un carrefour !

Afin d’exprimer encore une fois leur désaccord avec le projet de la ville qui est d’implanter un carrefour devant le porche de l’église Saint-Nizier, en rétrécissant le trottoir existant, quelques cinq cents lyonnais se sont rassemblés dimanche 24 mars, sur la place éponyme.

Au loin la dictature

En effet, Les Amis de Saint-Nizier et le Comité d’Intérêt local Centre Presqu’ile (CIL), soutenus par les 1er et 2e arrondissements, ainsi que par de nombreux lyonnais, ont repris une proposition vieille de plus de vingt ans, faite par Gabriel Mortamet architecte des bâtiments de France (ABF) de l’époque, qui consiste à réaliser un parvis que contournerait la circulation, devant l’église. Ceci pour plus de sécurité lors des sorties des cérémonies, et plus de facilité pour admirer la façade du monument en prenant du recul. « Il n’y a jamais eu de concertation, ni d’information des riverains concernant les travaux place Saint-Nizier, clame Bernard Colombaud président du CIL, la ville et la métropole veulent imposer leur projet qui est loin de faire l’unanimité ».

Les élus semblent avoir complètement oublié que cette place est devant une église, l’une des plus belles et des plus anciennes de Lyon, et que les gaz d’échappements saliront la façade. De nombreux experts qui ont rédigé l’inscription de Lyon au Patrimoine Mondial de l’Unesco ont signé la pétition en faveur du parvis, mais la municipalité reste droit dans ses bottes, et ne veut rien savoir, rien entendre ou rien comprendre. « Pourtant, indique Myrial Fogel-Jedidi, élue dans le 1er arrondissement, faire de la politique, c’est être à l’écoute et au service des citoyens, surtout quand il s’agit d’argent public ». Pour se décharger, certains élus disent que l’ABF refuse ce parvis, mais tout le monde a compris que la ville et la métropole en sont la source, car elles estiment leur projet le meilleur, contre l’avis des lyonnais ! Cette réfection de la place Saint-Nizier s’inscrit dans le programme des Terrasses de la Presqu’ile qui seront réalisées après la destruction du parking Saint Antoine, en 2022, alors pourquoi une telle précipitation puisque les travaux commencent, et un refus total de dialogue ?

contact: lyon-presquile@orange.fr

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