Un 1er mai sous tension

Le 1er mai, jour chômé et payé date en France de 1889, les français réclamant la journée de huit heures, comme l’avaient fait les américains trois auparavant. Depuis 1919 il est la journée internationale des revendications salariales, et le Maréchal Pétain en fera en 1941 la Fête du Travail et de la Concorde sociale. Aujourd’hui, il est un jour de manifestations très politisées.

Salariés, cheminots, fonctionnaires, étudiants, retraités, tous ont battu le pavé le mardi 1er mai, en un cortège d’environ six mille personnes parti de la place Jean Macé, pour arriver à Bellecour.

De sérieuses revendications

Ils sont contre les réformes antisociales. Les étudiants refusent la sélection à l’université qui doit être ouverte à tous, et non réservée à une élite. Les salariés sont déçus par le gouvernement, ils s’estiment dans un état critique, car les salaires stagnent quand les impôts pèsent sur les budgets. La hausse de la CSG ne satisfait pas du tout les retraités. « Après avoir travaillé quarante-quatre ans, j’ai une retraite équivalente au SMIC » clame Gisèle ancienne technicienne en radiologie.

Pour l’ensemble des manifestants réunis place Bellecour, la situation sociale ne va pas, nombre de conquêtes sont remises en cause. Le système de santé est à deux vitesses, la CMU pour les plus pauvres, et les complémentaires pour les riches, mais la classe intermédiaire est comme toujours le dindon de la farce ! « Nous vivons dans une société injuste dans laquelle il n’y a plus de dialogue social » lance un organisateur.

Plusieurs centaines de manifestants se sont ensuite dirigés vers la place Sathonay, créant selon la police, quelques débordements sur leur passage. « Nous sommes là pour crier notre rage envers les systèmes économiques, sociaux et politiques actuels ». Ils estiment que ce n’est pas en supprimant des postes dans la fonction publique que la situation du pays va s’améliorer. Les français attendent un mieux qui ne vient pas, ils sont considérés comme des vaches à lait, mais ils ne voient aucun retour. « Nous sommes à bout, on ne peut pas donner plus que l’on a, le gouvernement doit également faire des efforts avant que nous tapions trop fort ».

Au même moment manifestants et forces de l’ordre étaient face à face rue Sergent Blandan, dans une ambiance bon enfant, mais tout à coup la situation a dégénérée, des bombes lacrymogènes ont envahies le secteur, forçant à la dispersion.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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