Trafics en tous genres

L’association des auditeurs de l’IHEDN (Hautes Etudes de la Défense Nationale), a organisé une conférence autour du renseignement et des douanes, le mercredi 30 janvier à la Banque de France.

Faible vision de l’iceberg

La Direction des Opérations Douanière de Lyon (DOD) lutte contre les grands trafics. D’abord celui des stupéfiants qui est en augmentation exponentielle, spécialement celui du canabis chargé en Espagne, qui est assez facile à cacher, puis celui des drogues dures, héroïne et cocaïne qui vient des Pays-Bas. « Nous assistons actuellement à une explosion des saisies, indique le directeur Jérome Sentenac, il est très difficile pour les douanier de repérer les poids lourds qui en transportent ». Certaines petites villes sont ravagées par la drogue ; vingt-cinq kilos d’héroïne, sachant qu’une dose coute quatre euros, trouvent preneurs en trois jours ! Cela est un vrai problème de santé publique.

La douane dispose de plusieurs techniques pour contrecarrer ce phénomène. D’abord le renseignement humain, c’est-à-dire que contre rémunération, des hôtels, loueurs de voitures, ou gros voyou par exemple, dénoncent des personnes qui leur paraissent louches. Il y a aussi les renseignements techniques lorsque des balises sont mises sur les véhicules, ou que de la vidéo est installée dans des lieux privés. Viennent ensuite les infiltrations dans les réseaux de fraude et les livraisons surveillées afin de démanteler ces réseaux.

Le trafic de cigarettes et de tabac est lui aussi en progression. « La France était un pays de transit vers la Grande-Bretagne, poursuit le directeur, mais suite au Brexit, on s’attend à une mutation de celui-ci vers la France, qui aura de vraies conséquences économiques, spécialement pour les débitants de tabac ». Il y a également la lutte contre les contrefaçons, spécialement en ce qui concerne la santé et la sécurité, ainsi que le blanchiment d’argent.

L’objectif de la DOD est d’une part de démanteler les réseaux, et d’autre part de lutter contre le terrorisme. Dans ce dernier cas, il s’agit de circuits nébuleux, difficiles à pénétrer.

La douane estime qu’environ 5% des trafics en tous genres sont saisis, il y a donc encore du travail à faire !

contact: lyon-presquile@orange.fr

 

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