Situation alarmante !

Dans la presqu’ile, sont dénombrés environ cent cinquante SDF, essentiellement des hommes, dont les trois quarts sont étrangers.

Grande précarité

Après des mois ou des années à la rue, ils ont des pathologies et des addictions. Avant d’envisager une quelconque réinsertion, il faut leur permettre de se réapproprier leur corps. Tout un travail est fait par plusieurs associations, mais cela est long et difficile. « Que font la ville et la métropole pour ces sans-abri que je qualifierai de classiques ? » s’interroge Jean-Stéphane Chaillet 1er adjoint de la mairie du 2e, en charge de la solidarité. Ces deux collectivités libèrent des squats et s’occupent des familles roms, mais non des locaux pour lesquels elles se reposent sur l’Etat alors qu’elles ont les capacités financières et logistiques pour intervenir.

L’accès au logement pour un sans-abri est une étape, mais il faut qu’il y ait un suivi derrière, il ne peut pas rester seul. Jean-Stéphane Chaillet propose à la ville et à la métropole de mettre en place l’opération Stop Manche, c’est-à-dire qu’elle pourrait fournir un menu travail aux sans-abri, tel que le ramassage des feuilles, pour lequel ils seraient rétribués, ce qui leur éviterait de faire la manche, et leur remettrai le pied à l’étrier, car dans leur situation actuelle, il leur est impossible de solliciter un emploi, ils sont trop éloignés de l’activité sociale.

Le SDF classique, français, a souvent travaillé et cotisé avant d’être à la rue. Un tiers est en détresse psychologique et ne peut plus prendre de décision, c’est à la collectivité à le prendre charge.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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