Revenir au local

D’un côté des paysans obligés de surgeler ou détruire leur production faute de débouchés ; de l’autre des consommateurs en attente d’être approvisionnés par des filières courtes.

Sauver les récoltes

Pour tenter de remédier à cette aberration, une centaine d’acteurs de l’alimentation régionale demandent à David Kimelfeld président de la Métropole, de la doter d’un « Marché d’intérêt métropolitain ».

« La crise sanitaire et la fermeture des marchés ont mis en évidence la fragilité des liens entre l’agglomération lyonnaise et son bassin agricole, qui est pourtant l’un des plus riches de France » indique Barthélemy Chenaux co-fondateur de Rhône Saône Légumes.

En effet, le ministre de l’agriculture incite au « patriotisme alimentaire », mais les marchés ont été interdits, donc plus de débouchés pour les agriculteurs alors que les lyonnais demandent des produits frais, non fournis par la grande distribution

« L’autonomie alimentaire de la Métropole n’est que de 5%, alors que dans un rayon de cinquante  kilomètres autour de nous, la production agricole pourrait répondre à 80 ou 90 % de nos besoins » poursuit Barthélemy Chenaux

Lutter contre la fracture alimentaire

La crise actuelle représente une opportunité pour consommer du local, mais encore faut-il en avoir la possibilité. Nombreuses sont les initiatives dans les différents quartiers – les producteurs venant distribuer des produits de la ferme – mais cela ne peut être que temporaire.

Les Marchés d’intérêt national, tel que l’ancien marché gare permettent de distribuer des produits français, alors que celui de Corbas est lié à des réseaux internationaux. A côté de ce dernier, il faudrait une distribution de produits locaux car depuis des années la France a ouvert ses marchés aux produits moins disants, à faible coût, écrasant les agriculteurs.

Un « Marché d’intérêt métropolitain » permettrait d’augmenter l’offre des fruits et légumes, fromages, viandes de proximité, sans pour cela totalement bannir les produits d’importation, car le local ne peut fournir des oranges, bananes ou pamplemousses !

L’idée générale, est que la production locale soit prioritairement adressée à la consommation locale.

Cette crise peut donner l’opportunité d’améliorer l’autonomie alimentaire du territoire et ainsi d’éviter tout risque de pénurie. Il est urgent d’agir !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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