Privatisation de la salle Rameau, la municipalité avance masquée

La Salle Rameau est sortie cette semaine du périmètre des services publics municipaux pour être mise à la disposition d’organisateurs privés.

Le patrimoine lyonnais s’effrite de plus en plus – Les nombreuses contraintes techniques et le déficit qu’elle encoure, plus de deux cent mille d’euros par an, ainsi que le coût énorme de réhabilitation, incite la ville à la mettre en vente, alors que les équipements de proximité ne sont pas suffisants. La mairie du 1er arrondissement regrette que cette sortie ait eu lieu sans concertation, avec précipitation, alors que le niveau de remplissage des grandes salles augmente.

Vendre le patrimoine n’est pas  une solution, un bail emphytéotique serait beaucoup mieux, car la ville resterait propriétaire. « Ce dossier aurait dû être débattu sur la place publique, avance Nathalie Perrin-Gilbert maire du 1er, il n’a pas été traité démocratiquement ».

La ville souhaite développer les actions culturelles par le biais d’opérateurs privés. « Nous investissons 20% du budget de la ville dans la culture, précise Georges Képénékian maire de Lyon, et avons souci de développer la scène artistique lyonnaise ». Aussi dans l’objectif de donner un nouveau souffle à cette salle, lance-t-elle un appel à projets exclusivement culturels, sur lesquels elle sera très vigilante.

Une institution lyonnaise – La taille intermédiaire de la Salle Rameau et son riche passé musical en font un atout majeur pour permettre de donner de la visibilité à une vie culturelle et à des artistes. Or ces projets intermédiaires par leur nombre et leur diversité participent activement au rayonnement international et à la créativité artistique de la métropole de Lyon.

« Les citoyens se sentent en danger de voir leur échapper, une nouvelle fois, une partie de leur patrimoine culturel » précise le collectif pour l’avenir de la Salle Rameau. La vocation d’intérêt général de cette dernière ainsi que ses valeurs historiques et architecturales doivent être prises en compte, tout comme les aspirations des populations.

Comme le relève Denis Broliquier maire du 2e arrondissement « Depuis seize ans, la municipalité a fait le choix de vendre des bijoux de famille pour équilibrer les comptes, ce qui a des conséquences nuisibles sur le patrimoine lyonnais ».

D’autre part, cette vente va acter la disparition de l’académie de billard présente au rez-de-chaussée de ce lieu depuis plus d’un siècle, et ceci au détriment de nombreux lyonnais.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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