Préparer l’avenir

Les vingt-six intervenants du Forum Génération 2050 organisé par Acteurs de l’Economie-La Tribune, le lundi 11 décembre dernier au Musée des Confluences, a éclairé le millier de participants, sur le fait que les signaux faibles de 2017 dessinent les tendances fortes de 2050.

Plusieurs défis à relever

Du mode de vie à la préservation des ressources, de la place de la culture à celle de l’inclusion et de la santé, du pouvoir des jeunes face aux seniors, et des grands enjeux pour l’Homme, les intervenants se sont interrogés sur six points principaux.

D’abord la consommation, elle doit être différente car du fait de l’augmentation prévisible de la population, elle aura et a déjà un impact sur l’environnement. La première idée est d’allonger la durée de vie des produits et d’imaginer des modes de recyclage afin que celui-ci devienne une véritable filière. Tendre vers le zéro déchet, est un véritable enjeu de société qui permettra au citoyen de devenir « consomacteur », car le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit. « La société devra opérer sa transition autour de l’écologie, une chance, un formidable levier pour innover, s’organiser autrement », indique le sociologue Serge Guérin, spécialiste des questions du vieillissement des générations.

Ensuite un environnement propre et durable, avec la décarbonisation et la production d’énergies renouvelables, qui pourrait atteindre 100% en 2050, grâce à la combinaison du numérique et d’innovations en matière de nouvelles capacités de stockage, l’un des freins majeurs du développement de l’éolien et du photovoltaïque.

Il faudra également repenser l’éducation, car la plupart des métiers de 2050 n’existent pas aujourd’hui, ce qui impliquera des compétences nouvelles, indissociables d’un savoir et d’une culture générale forte. L’enseignant n’aura plus le même rôle, il agira comme un architecte qui met l’humain au centre de ses préoccupations.

La robotique et l’intelligence artificielle vont petit à petit remplacer l’homme, entre autre dans le domaine de la santé. « En 2050, on voudra plus de mémoire, de connexion, de QI, mais quid de l’amour ou de l’humanité », lance Guy Vallancien, chirurgien, membre de l’Académie nationale de médecine. Mais en 2050, la misère ne sera pas éradiquée, le vieillissement de la population sera effectif, et le taux de chômage toujours élevé. Il s’agira alors de maintenir l’inclusion des plus fragiles par des actes solidaires, car il y a toujours eu et il y aura toujours un public au bord de la route.

Changer est une question de survie, les européens, seront minoritaires dans ce grand monde. Il faut aller vers une citoyenneté de l’univers, une émergence d’un sens du bien commun universel.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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