Peuple martyr

Organisée par le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF), une cérémonie de commémoration du génocide arménien a eu lieu le lundi 24 avril, place Antonin Poncet.

Moment de grande émotion
Cent deux ans plus tard, le sang des arméniens ne cessent de couler, car ils sont frappés d’une double peine qui rend difficile aux descendants de faire leur deuil. D’abord le génocide qui a fait disparaitre plus d’un millions de personnes, puis le négationnisme, la Turquie refusant de reconnaitre ce génocide dont pourtant elle est l’auteur. Parce qu’ils étaient chrétiens, ils étaient coupables d’exister, et ont été traités comme du bétail, abattage planifié, minutieux, systématique. Cette population qui au cours des siècles avait beaucoup souffert, devait être rayée de la carte.
C’est le 24 avril 1915 qu’a débuté la rafle de la population arménienne en commençant par les intellectuels, qui furent systématiquement massacrés.
Beaucoup ont alors quitté le pays, c’est pourquoi la communauté arménienne lyonnaise compte aujourd’hui environ cinquante mille individus, certes français, mais dont la blessure n’est pas encore cicatrisée. « Il est plus fort que jamais de faire valoir nos droits, clame Marine membre du CCAF, la reconnaissance du génocide est sans limite dans le temps, les arméniens sont encore en danger, nous dénonçons cette Turquie meurtrière ». Seule la reconnaissance de la République arménienne permettra que s’instaure la paix. Le CCAF interpelle le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui a des liens très forts avec l’Arménie du fait qu’elle soutient les territoires et les populations, et le maire de Lyon afin qu’ils confortent ce désir d’un régime pacifié qui est celui du peuple arménien. « Nous devons soutenir ceux qui se battent pour la liberté, affirme Gérard Collomb, ils ont besoin de notre solidarité, la communauté internationale doit se mobiliser ». En reconnaissant les erreurs qu’elle a commises dans le passé, une nation se grandit.
La mémoire des crimes d’hier, qui doit être transmise aux jeunes générations, ne doit cependant pas nous empêcher de voir les atrocités d’aujourd’hui, les persécutions des chrétiens d’orient, qui sont semblables à celles d’il y a un siècle, et se passent dans les mêmes régions. La France doit être au premier rang afin de construire une paix durable dans et entre les pays déchirés. La liberté et la vérité vaincront.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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