Patrimoine caché

Le sous-sol  lyonnais est au-dessus du tunnel de la Croix-Rousse, percé d’étranges galeries découvertes par l’archéologue Amable Audin dans les années 1960, dénommées  Arêtes de Poisson.

Rien n’a été laissé au hasard – C’est en 1959 qu’un affaissement de la chaussée, rue des Fantasques, est apparu. Cela a permis de découvrir à cet endroit un puits de trente-quatre mètres de profondeur qui donne accès à ce fameux réseau dans lequel Amable Audin s’aventurera en 1961.

« On ne sait ni par qui, ni pourquoi, ni quand elles ont été percées » précisera ce dernier. Certaines hypothèses les font remonter à l’antiquité, quand d’autres les voient plutôt moyenâgeuses, voire même du XVIe siècle, un vrai mystère ! Elles ne sont pas un souterrain, mais un véritable monument constitué par trente-deux galeries  de trente mètres de long, réparties le long de deux galeries centrales espacées de neuf mètres, qui se terminent en cul-de-sac. « Elles sont d’une perfection qui nous laisse sans voix, avoue Walid Nazim grand spécialiste de ces arêtes, ces galeries voûtées, plongées dans un profond silence, donnent une impression de cathédrale ». En permanence à une température de treize à quatorze degrés, ni faune ni flore n’y vivent. Toutes identiques les unes aux autres, d’une obscurité totale, elles se trouvent à trente mètre de profondeur, font deux mètres vingt de hauteur et un mètre quatre-vingt-dix de largeur. Elles n’appartiennent à personne, et sont incomparables puisque selon les connaissances actuelles, rien de semblable n’existe dans le monde.

Ces galeries sont dans l’axe de la pente, d’une géométrie parfaite, elles traversent les siècles. « Nous avons sous les pieds une véritable merveille qui malheureusement est fermée au public ».

contact: lyon-presquile@orange.fr

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