Parfait pour les uns, mitigé pour les autres

Le budget primitif de la ville pour 2017, se montant à sept cent soixante-cinq millions d’euros, légèrement en augmentation par rapport à l’année précédente, a été détaillé par Richard Brumm, adjoint aux finances, au cours du Conseil Municipal du vendredi 16 décembre.

Efforts sans compter pour réagir – Ce budget qui traduit l’ensemble de la politique municipale, préserve les équilibres financiers de la ville. Son augmentation de dix-sept millions est due à la progression des dépenses de fonctionnement (+ un million trois cent mille), compensé par les recettes, et à l’augmentation du remboursement de la dette. De leur côté, les investissements croissent de douze millions d’euros

Les recettes de fonctionnement, dues principalement aux impôts locaux et au stationnement qui va augmenter en 2017, sachant qu’il y a comme partout, une diminution des dotations de l’Etat, se montent à six cent quarante et un millions d’euros.

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Une attention particulière est portée à la petite enfance et à l’éducation qui représentent un quart des dépenses, et à la culture et au patrimoine qui se montent à un cinquième. Quelques économies sont faites sur les dépenses de personnel. « Il est certain que dans ce budget, nos efforts portent sur l’optimisation des recettes, et la diminution des dépenses dans certains postes, indique Richard Brumm, nous avons une réelle volonté de le maitriser, mais la désaffection de l’Etat nous coûte cher ». Il précise alors que depuis une quinzaine d’années, la dette qui revient à huit cents euros par habitant, est maitrisée.

Le gel de nombreuses subventions et la révision de la politique de stationnement vont permettre de dynamiser les recettes de la ville.

Offensif et audacieux – De 2014 à 2017, la ville a absorbé les baisses de dotations et préserver son épargne ainsi que sa capacité d’investissement. Il est certain que le contexte contraint à certains choix, mais pour Denis Broliquier, maire du 2e arrondissement, certaines augmentations sont un peu exagérées. « Les charges de personnel absorbent 58% des dépenses de la ville, constate-t-il, il est nécessaire de revoir votre organisation, et de penser à l’intérêt général ». Et de préciser que le tout municipal n’est plus possible. De son côté, Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement relève qu’ « avec ce budget les lyonnais, qu’ils soient riches ou pauvres, perdent sur tous les tableaux, et qu’il est insensé de vendre le patrimoine municipal ». En revanche, un grand nombre des conseillers trouvent que ce budget offensif et audacieux – maitriser le fonctionnement et augmenter l’investissement – montre le sérieux de la ville. « Il a été compliqué à établir, assure Gérard Collomb maire de Lyon, car la population augmente, et nous devons lui assurer un certain nombre de services ». Et de constater qu’en quinze ans, la municipalité a mené une politique dynamique, en créant des emplois et de la mixité sociale, et que de ce fait,  beaucoup de villes en France voudraient présenter un budget comme celui-là !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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