Nouvelles rues

Le réaménagement du sud de la presqu’ile entraine la création de rues et places qu’il convient de dénommer. Ainsi le maire de Lyon propose-t-il des appellations qui ont été soumises au Conseil du 2e arrondissement le lundi 15 janvier.

Six nouvelles voies

Allée Lucien Bégule, au sud de la rue Casimir Perrier, entre le cours Charlemagne et la rue Smith.
Maitre verrier lyonnais à la fin du XIXe siècle, Lucien Bégule a fabriqué les vitraux de nombreuses églises.

Allée Jeanne Barret entre la rue Delandine prolongée et le quai Perrache, à la suite de la précédente. Première femme à effectuer le tour du monde en 1774, Jeanne Barret fut botaniste et exploratrice. Pour participer à des voyages,  elle devait se travestir en homme et affronter la promiscuité masculine, car à cette époque la présence de femme à bord des navires est interdite. Louis XVI la reconnaitra tout de même comme une femme extraordinaire.

Place Hubert Mounier, à l’angle des rues Delandine et Casimir Perier. Musicien lyonnais et auteur de BD, Hubert Mounier est décédé brutalement en 2016 à l’âge de cinquante-quatre ans.

Rue Charles Baudelaire, entre les rues Smith et Delandine prolongée. Poète du XIXe siècle, qui est resté cinq ans à Lyon, interne au lycée Ampère, puis a mené une vie de bohème. Il devient finalement journaliste et critique d’art, et commence à écrire des poèmes, pour devenir l’un des plus grands poètes du XIXè.

Passerelle Florence Arthaud au-dessus de la darse. Vainqueur de la route du Rhum en 1990, Florence Arthaud a amélioré le record de la traversée de l’Atlantique nord à la voile en solitaire et participé à de nombreuses courses. Elle est décédée dans un accident d’hélicoptère en 2015.

Mais le sujet coince lorsqu’il s’agit de voter pour l’Allée Susan Sontag – prolongeant la précédente, entre les rues Smith et Delandine qui rejoindra alors la rue Paul Montrochet.

Essayiste, romancière et militante américaine, Susan Sontag fut un écrivain engagé qui a pris position contre la peine de mort, et s’est exprimée à propos de la guerre au Vietnam et de l’Irak. « Elle a, d’après le maire Denis Broliquier, tenu des propos scandaleux et n’a rien à faire à Lyon ». Il ne veut pas de cette appellation, à laquelle il préférerait Francisque Collomb ou Henri Chabert qui ont su se faire remarquer favorablement. L’ensemble du conseil, hormis Valérie Dor, élue d’opposition, est d’accord avec lui.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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