Mes chères incurables !

Cela fait deux cents ans qu’Adélaïde Perrin prononçait ces mots, en parlant des jeunes filles qu’elles avait recueillies, d’abord dans un appartement à Saint-Georges, puis à la Maison Capelin, rue de l’Abbaye d’Ainay, sur le tènement du Centre Adélaïde Perrin, qui a souhaité ses deux siècles d’existence, le vendredi 18 octobre.

Poursuivre l’œuvre

Née en 1789 dans une famille modeste, Adélaïde Perrin eu une enfance difficile et souffrante. Elle prit rapidement conscience qu’il y avait beaucoup plus malheureux qu’elle, et se pencha sur la situation des exilés de l’Hôtel-Dieu, sans ressource, sans famille, qu’elle voulait faire accepter dans la cité, malgré leurs différences. En 1819 elle recueillit une première pensionnaire, et de fil en aiguille l’œuvre s’agrandit, pour accueillir cent quatre-vingt-dix résidentes à la fin du XIXe siècle. Entre temps la bienfaitrice était décédée en 1859, pour laisser place aux Sœur de Saint Joseph qui en 1863 agrandirent l’institut en construisant les bâtiments actuels, et restèrent à la tête de l’établissement jusqu’en 1977.

Aujourd’hui, il y a deux cents résidents sur trois sites, rue Jarente, à la Confluence et à Vénissieux. « Malgré son évolution, l’association porte toujours les valeurs de départ voulues par la fondatrice » précise le président Frédéric de Parisot. Elle a une politique qui lui permet de faire évoluer les résidents suivant leur profil et leur choix, ainsi que les conditions d’accueil et d’accompagnement, ce qui la pousse à réfléchir à son devenir, tout en restant dans l’esprit voulu par Adélaïde Perrin. Ceci passe par un rapprochement avec une autre structure, qui sera finalisé en 2020.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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