Marche vers la Confluence

Le Cercle de Prospective, club s’occupant principalement d’aménagement du territoire, a invité Gérard Collomb maire de Lyon, le mercredi 15 mai, afin qu’il expose son expérience et son ressenti de la Confluence.

En tant que bâtisseur de ce nouveau quartier, pouvez-vous nous préciser ses origines ?

Tout d’abord il faut rappeler que l’histoire de la Confluence, c’est celle de la ville. En effet, les deux fleuves se sont rejoints à Ainay pendant des siècles, jusqu’à ce que le confluent soit prolongé à son emplacement actuel au XIXe, puis séparé du cœur de la ville d’abord par la gare puis par l’autoroute. Ce quartier « derrière les voûtes » était alors essentiellement industriel.

C’est à la fin du XXe siècle que Raymond Barre a proposé la construction d’un nouveau quartier, qui en fait n’était pas une idée nouvelle puisqu’on en parlait depuis vingt ans.

Après quelques années d’études, au cours desquels nous avons décidé de diviser ces cent cinquante hectares en trois parties, Zac 1, Zac 2 et Perrache Sainte-Blandine, les travaux ont effectivement commencé.

Construire un nouveau quartier n’est pas chose facile, de quelle manière avez-vous procédé ?

Beaucoup de bâtiments ont été rasés, mais d’autres comme La Sucrière, le bâtiment des douanes et l’ancienne capitainerie, conservés, de manière à ce que l’architecture ancienne puisse côtoyer le contemporain comme les cubes orange et vert ! Mais il n’a pas été facile de convaincre les promoteurs de venir dans ce quartier ! Finalement après moultes discussions, Le Progrès a accepté de venir à la Confluence, ce sera la première entreprise, démarrage d’une aventure !

 Puis création de la place nautique pour laquelle les travaux furent titanesques ! Il a fallu retirer trois cent soixante-dix mille tonnes de terre, entièrement polluée, qu’il a fallu retraiter. Mais aujourd’hui c’est un espace d’exception de quatre hectares, doté d’une halte fluviale qui accueille des bateaux. Puis sur sa rive sud fut élevé le Centre de Loisir de 175.000 m², ouvert sur le quartier. C’est alors que fut construite la même surface, côté nord de la darse, en immeubles d’habitation.

Ceci a lancé le quartier. Nous avons choisi de travailler avec des architectes internationaux, couplés à des architectes lyonnais, et de créer une véritable mixité fonctionnelle, rassemblant logements, entreprise et nature, tout en innovant au point de vue énergétique, d’où les immeubles Hikari à énergie positive, les premiers en France et même en Europe, pour lesquels il a fallu aller chercher un architecte japonais 

Si le côté Saône est terminé, le côté Rhône ne l’est pas, quelles seront les dernières nouveautés ?

De l’autre côté du cours Charlemagne, épine dorsale de ce quartier, il y avait le Marché Gare, qu’il a fallu convaincre de déménager à Corbas, ce qui a permis de commercer à construire la deuxième phase, en conservant certaines halles comme la halle aux fleurs, la Maison de la Confluence et la halle Girard devenue H7. Le Conseil Régional est venu s’établir, un parking a été aménagé en souterrain quai Perrache, de nombreux immeubles sont sortis de terre, mais ce n’est pas encore terminé, une cité de la lumière va être réalisée. Outre les constructions à venir, le plan prévoit un boulevard urbain quai Perrache, un pont sur le Rhône, et la création du Champs, espace paysagé à l’extrémité de la presqu’ile, mais pour cela, il faut encore persuader le cirque de trouver un autre emplacement !

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.