Mai 68

Il y a cinquante ans, les évènements de mai-juin 1968, enclenchés par une révolte des étudiants parisiens, a rapidement gagné le monde ouvrier sur l’ensemble du territoire français.

Cette mini-révolution de nature culturelle, sociale et politique dirigée contre le capitalisme, apparait comme une rupture fondamentale dans l’histoire de la société française.

Mouvement social le plus important du XXe siècle

Au terme d’une décennie de prospérité inégalée, la consommation bat son plein, mais de nombreux indices signifient le fin des trente glorieuses. Face à l’arrivée des étudiants, l’enseignement supérieur commence à faire des sélections. Côté politique, le Général de Gaulle peine à se faire respecter, et la jeunesse communiste dénonce l’impérialisme américain. Depuis une génération, la société est en profonde mutation : urbanisation, hausse du niveau de vie, avènement des médias et de la culture des loisirs, liberté sexuelle ; les étudiants regardent les mouvements révolutionnaires étrangers comme à Cuba ou au Vietnam.

Le mouvement couve depuis fin mars. Le 2 mai 1968 un groupe anti-impérialiste provoque la fermeture de l’Université de Nanterre, Comme une trainée de poudre, il va se propager à la Sorbonne et dans le quartier latin. Le mouvement déclenché est porteur d’un idéal très libertaire ! Ce mécontentement étudiant est relayé par celui qui se profilait depuis plusieurs années dans le milieu ouvrier, des grèves vont se déclencher dans tout le pays qui sera paralysé pendant plusieurs semaines, une contestation de tous types d’autorité se déploie.

Mai 68 peut être divisé en trois phases. D’abord la période étudiante du 3 au 13 mai marquée par des manifestations et des grèves, puis la période sociale au cours de laquelle barricades et grèves prennent de l’ampleur, les syndicats sont débordés, mais qui déboucha tout de même sur les  Accord de Grenelles dont les acquis sociaux sont sans précédent, et enfin la période politique avec, au plus fort de la contestation,  la dissolution de l’Assemblée Nationale le 30 mai puis les élections législatives les 23 et 30 juin qui s’achèvent sur un raz de marée électoral pour les gaullistes.

Repris en main par les politiques, et les vacances arrivant, le mouvement va petit à petit s’éteindre, mais non sans avoir laissé des traces indélébiles. Ce soulèvement a permis que de nouvelles valeurs apparaissent, et que de nouvelles règles soient définies dans la société française.

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.