Les lyonnais, friands de patrimoine

Record d’affluence au Musée des Beaux Arts pour les journées du patrimoine, quelques onze mille visiteurs se sont pressés pour visiter l’ancienne abbaye, et admirer ses collections. d’Antiquités, d’objets d’art, de sculptures et de peintures

Lieu de mémoire, le Palais saint-Pierre l’est sous toutes ses formes, mémoire architecturale, de vie collective, de création, de beauté, d’art. Il est aujourd’hui l’un des plus beaux musée d’Europe. Mais il n’a pas toujours été ainsi. Au cours des siècles, différents bâtiments ont été élevés avec constance, par la même congrégation, sur la place des Terreaux.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une existence très ancienne – Dès le IIIe siècle, il aurait existé à Lyon un début de communauté. Le monastère a été fondé au Ve siècle, par Gaudizelle, premier roi de Bourgogne mais c’est en 544 que l’évêque Sacerdos demande à Childebert d’élever à proximité de ce couvent, une église dédiée à saint-Pierre, ce qu’il fait en 546. Le monastère devient alors celui des filles de Saint-Pierre, soumises à la règle de Saint-Benoît. Grâce aux dons et aux legs successifs, il prospère rapidement.

Au XIIIe siècle, l’Abbesse a un pouvoir sans limite, elle se fait précéder par son chapelain portant une crosse, reçoit en Dame suzeraine, et mène grand train. De par sa richesse, le monastère attise les jalousies. Non seulement il possède les plus beaux immeubles de la ville, mais aussi des fermes, ainsi que les dots des postulantes, puis leurs héritages…  En plus, il est propriétaire de commerces qu’il loue, et il vend ses propres produits au marché. De ce fait, l’Abbaye Saint-Pierre ne suit plus la règle bénédictine ! Abbaye Royale, elle est un cloitre aristocratique, Il faut appartenir à la noblesse pour y entrer.

C’est en 1503 que la nouvelle Abbesse, Anne de Bretache, tente de revenir aux principes monacaux, mais rapidement, le luxe va reprend le dessus.

Puis le monastère sera reconstruit presque de fond en comble au XVIIe siècle. Mais en 1789, il devient bien national, et les moniales sont  dispersées.

En 1802, Bonaparte Premier Consul, signe un décret instituant un certain nombre de musées en province, dont celui de Lyon qui va s’établir dans l’ancien monastère.

Les Abbesses ont pendant de nombreux siècles, beaucoup lutté pour conserver leurs terres et privilèges, elles se sont accroché à ce monastère qui finalement a disparu sans coup férir. Les repreneurs ont su mener cet écrin à la magnificence.

contact: lyon-presquile@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.