Lyon tellement en retard !

La mairie du 1er arrondissement souhaite exercer ses prérogatives au plus près du terrain et des habitants, et de ce fait demande que lui soit transféré un certain nombre d’équipements de proximité, mais la Ville de Lyon n’est pas d’accord, ou tout au moins fait la sourde oreille !

Telle est la loi
Cette question des équipements de proximité est revenue à l’ordre du jour avec la création de la Métropole aux compétences inédites qui a créé un mouvement de centralisme extrême, oubliant les arrondissements. Depuis lors, la mairie du 1er ne cesse d’interpeler Gérard Collomb maire de Lyon.
La question est celle de l’articulation entre la ville, seul interlocuteur de la métropole, et les arrondissements. Depuis la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) de 1982, la proximité – équipements à vocation culturelle, éducative, sociale, et les petits espaces verts – devrait être gérée par les arrondissements
Le 28 février 2017, une nouvelle loi renforçant les prérogatives des arrondissements a été publiée. « Celle-ci entérine des pratiques qui avaient déjà cours à Paris, mais qui désormais doivent s’appliquer à Lyon, c’est-à-dire la gestion par les arrondissements, de nombreux équipements de proximité » indique le maire du 1er Nathalie Perrin-Gilbert. En effet, jusqu’à aujourd’hui, la mairie centrale ne délègue pas la totalité de ce qui devrait l’être, aussi la mairie du 1er insiste-t-elle. « Si nous avions géré les bains-douches et l’école Lévi-Strauss, ceux-ci n’auraient peut-être pas fermé »

Près et au service des habitants
La mairie du 1er travaille sur ces équipements de proximité depuis janvier 2015, et Nathalie Perrin-Gilbert ne doute pas qu’elle arrivera à ses fins. « Nous souhaitons un débat public à ce sujet, sur le terrain avec les habitants, précise-t-elle, nous somme leur premier contact avec la cité ». Les écoles publiques où viennent les enfants du quartier dont les lieux d’habitation sont définis par les périmètres scolaires ; la bibliothèque où 80% des lecteurs sont du quartier, devraient être gérés par les mairies d’arrondissement. « Quand l’on pense qu’il faut plusieurs mois voire années pour changer un carreau cassé alors que nous le ferions dans la semaine, poursuit le maire, on comprend l’intérêt qu’auraient ces établissements à être gérés par l’arrondissement ».
Il en est de même pour la caisse des écoles destinée à aider les familles. La loi PLM en prévoit la création d’une par arrondissement, à Lyon il n’en est rien !
La proximité qui ne veut absolument pas désunir la ville, est un sujet qui importe au 1er, car elle lui donnerait la possibilité, comme aux autres arrondissements d’ailleurs, d’être au plus près des habitants, et de réagir rapidement.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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