Lyon, cité partagée

Les 15 et 22 mars prochains auront lieu les élections métropolitaines et municipales. Deux élections côte à côte, sachant que chacune des collectivités a ses attributions, et qu’elles sont fréquemment entremêlées.

La Communauté Urbaine de Lyon (Courly) voit le jour le 1er janvier 1969. De nombreuses communes viennent la rejoindre – cinquante-neuf en 2014 – puis il est décidé de moderniser l’action publique territoriale, en créant la Métropole, qui en plus des compétences de la Courly, reprend à partir de 2015, celles du département sur son territoire. Le président est élu au suffrage universel, et à partir de mars 2020, ne peut plus être le maire de Lyon.

Qui fait quoi ?

En ce qui concerne la petite enfance, la gestion des crèches est assurée par la ville, la métropole en charge de la protection maternelle et infantile, délivrant les agréments aux assistantes maternelles.

Pour ce qui est de l’éducation, la ville prend en charge les écoles maternelles et primaires, alors que la métropole s’occupe des collèges, la compétence lycées étant réservée à la Région.

Les grandes décisions et opérations concernant l’urbanisme, comme la Confluence, sont métropolitaines, mais la ville a son mot à dire, car elle délivre les permis de construire, et s’occupe du logement social.

La sécurité, la circulation et le stationnement reviennent à la ville, dont le maire est officier de police judiciaire, à la différence du président de la métropole.

La voirie est une compétence historique de la métropole qui ne laisse que des bribes à la ville, comme l’éclairage et les terrasses estivales !

La propreté et l’enlèvement des ordures ménagères sont exclusivement des compétences métropolitaines, alors que les compétences environnementales sont partagées.

Les transports en commun dépendent uniquement de la métropole, par l’intermédiaire du Sytral. En revanche, la ville délivre les actes d’état civil, la métropole n’ayant aucune compétence dans ce domaine.

La ville est en rapport avec les clubs sportifs locaux, et s’occupe des équipements quand la métropole aide seulement les grands clubs.

Dans le domaine de la culture, la ville et la métropole ont leurs attributions propres. La première gère par exemple l’opéra, le théâtre des Célestins et plusieurs musées, alors que la seconde prend en charge les grandes manifestations comme la biennale de la danse et le festival Lumière.

L’économie est portée par la métropole qui est en rapport avec les entreprises, alors que les deux collectivités ont des compétences en ce qui concerne le tourisme.

Mais au dlà de cet imbroglio, les lyonnais demandent avant tout que leur ville soit bien gérée, et agréable à vivre !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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