Libertés piétinées

Dans un contexte tendu, entre sept et huit mille personnes se sont rassemblées place des Terreaux samedi 28 novembre, pour dénoncer la loi sécurité globale, et principalement son article 24 qui est au cœur des polémiques, en voulant interdire les vues de policiers en intervention.

Inapplicable et inconstitutionnelle

Le cortège s’est ensuite dirigé vers Bellecour en passant par les quais du Rhône où ont eu lieu quelques débordements au cours desquelles quatre policiers et quelques manifestants ont été blessés. Ces derniers dénoncent les injustices de tous ordres. « Vos armes contre nos caméras, clament plusieurs personnes, on nous supprime notre moyen de défense ». Un français sur trois n’a plus confiance en la police qui devrait protéger la population, et non la matraquer comme elle le fait parfois. Ceux qui se comportent mal devraient être sanctionnés. « Il est important que cette loi dont nous ne voulons pas, soit retirée, lâche un manifestant, c’est une question de liberté d’expression, nous continuerons à manifester jusqu’au retrait du texte ». La confiance ne reviendra que s’il n’y a pas une reprise en main de la police. En l’absence de photos et vidéos, il serait parfois difficile de documenter et d’élucider certaines affaires. Aujourd’hui plus personne ne se sent réellement en sécurité, ni les Français, ni les policiers !

Parmi ce large rassemblement, réunissant syndicats, gilets jaunes, journalistes et avocats, nombreux sont ceux qui craignent une dérive totalitaire du gouvernement et que cette loi soit un point de bascule. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, comme l’ensemble de la population condamnent les violences contre les forces de l’ordre, mais cela ne doit pas entraver la liberté d’expression.

La plupart des députés du Rhône, dont Thomas Rudigoz député du sud de la presqu’ile, ont voté pour cette loi, alors que celui du centre et nord de la presqu’ile Hubert Julien-Laferrière a voté contre, estimant qu’elle met en danger la liberté d’informer, sans apporter de garantie ». Le sénat qui examinera cette loi en janvier, semble avoir l’intention de revoir le texte. Pour les Nations-Unies, l’information du public et la diffusion d’images sont indispensables pour le respect du droit.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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