Liberté du commerce

L’ouverture des commerces le dimanche, durant toute l’année, est le thème qui a été débattu au cours du Conseil d’Initiative et de Consultation d’Arrondissement (CICA), qui a eu lieu le mardi 19 mars à la mairie du 2e. Mais Lyon qui à comparer des grandes métropoles mondiales reste une petite ville, en a-t-elle réellement besoin ?

Evolution certaine

Aujourd’hui, les zones touristiques que sont le Vieux Lyon et Fourvière bénéficient de ce statut spécial, et la ville s’interroge quant à son déploiement dans la presqu’ile. Cela est un véritable sujet de société qui nécessite l’accord de tous les lyonnais. D’abord des commerçants, car ce sont eux les premiers impactés, mais aussi des habitants, car la tranquillité du dimanche n’existerait plus.

Cela, demanderait une plus grande fréquence des transports en commun, et l’ouverture de certains services municipaux comme le stationnement payant et les crèches par exemple. « C’est une question compliquée et difficile, indique le maire Denis Broliquier, mais chacun peut faire comme il veut ».  Cependant, les positions sont souvent partagées, le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Il n’empêche que la presqu’ile serait plus attractive le dimanche si tout était ouvert ! « Cela permettrait peut-être un étalement des visiteurs du samedi sur le week-end, indique Joël Sérafini président du Comité d’Intérêt Local Sud Presqu’ile, mais reste à savoir si cela apporterait un chiffre d’affaire supplémentaire et créerait des emplois ». Pour les grandes enseignes, cela ne poserait apparemment pas de problème, mais côté petit commerces, cela est plus difficile, soit ils travailleraient non-stop sept jours sur sept, soit ils devraient embaucher ce qui ne leur est pas toujours possible.

« De toute manière, l’ouverture le dimanche est une lame de fond contre laquelle nous ne pourrons lutter très longtemps, certifie Carole Château patronne de la Papéthèque, mais il ne faudrait pas que cela nous pénalise ». Et pourtant, tous les indépendants, bien que par leur diversité ils fassent l’intérêt de la presqu’ile, risquent d’être impactés ! La vraie question est de savoir comment accompagner ce changement ? « Les touristes sont là, il ne faut pas les décevoir, assure la présidente des commerçants de la rue Victor Hugo, nous devons débattre sur la manière dont nous devons procéder ».

Les petits commerces ne sont pas contre le fait d’ouvrir le dimanche, mais ils sont confrontés à des difficultés organisationnelles ! Bref, la grenouille veut-elle se faire plus grosse que le bœuf ?

contact: lyon-presquile@orange.fr

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.