L’Etat reprend la main

Le Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER) a été saisi par la Région pour réfléchir au sujet de le réforme de la politique d’apprentissage en cours. Il a rendu ses conclusions le mardi 15 mai à l’Hôtel de Région.

La Région ne peut être écartée

En Auvergne-Rhône-Alpes, l’apprentissage est une réalité –cinquante mille apprentis dans quatre-vingt-trois centres de formation (CFA) – mais il est encore insuffisant. La réforme veut recentraliser l’apprentissage, le confier aux branches professionnelles, lever les freins en donnant un nouveau statut aux jeunes et en le finançant différemment.

Le CESER n’est pas certain que cela améliore l’engagement des entreprises, il souhaite cependant développer l’alternance régulée au niveau régional, sous toutes ses formes. Il craint que cette réforme entraine une concentration des CFA dans les agglomérations, au détriment des territoires. Pour lui, le pilotage régional en ce qui concerne les initiatives, l’orientation et l’accompagnement, reste essentiel. Le problème est que les aides de la région ne seront plus garanties. Il est primordial de donner à l’apprentissage, moyen efficace pour entrer dans la vie active, une image d’excellence, afin que cette voie ne soit pas choisie par défaut.

La réforme affiche un objectif clair de montée en puissance de l’apprentissage, mais elle risque d’entrainer un déséquilibre entre les branches professionnelles, les grosses prenant des apprentis, et les petites moins. La Région doit donc trouver sa place dans le dispositif.

Pour l’ensemble des membres du Ceser, l’investissement régional qui permettra de réguler le système, reste une priorité.

contact: lyon-presquile@orange.fr

 

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