Les Aîtres paroissiaux

Autrefois, la tradition voulait que les défunts soient enterrés à l’arrière des églises, ou à l’intérieur lorsqu’il s’agissait de grandes familles ou de personnalités. Faire le tour des anciens cimetières de Lyon représente une balade originale, de lieux qui n’existent plus !

Ne former qu’un !

Au XVIe siècle, la ville se concentrait à Saint-Paul, Saint-Nizier, Saint-Vincent, La Platière et Saint-Pierre. Le bourg Saint-Vincent qui se situait au sortir de la passerelle du même nom, s’est créé autour de son église du XIIe siècle  avec son cimetière attenant, et quelques maisons l’entourant. Cette église disparaitra à la révolution, et quelques années plus tard l’église Saint-Vincent actuelle sera créée à l’emplacement de l’église des Augustins, dont le couvent se trouvait place Rambaud, à l’emplacement du lycée de la Martinière. Le couvent des Carmes était situé juste à côté, place Tobbie Rebatel, il avait également son église et son cimetière, mais il n’en reste rien ! La Chapelle des Pénitents de la Miséricorde qui agissait en faveur des prisonniers se trouvait au niveau de la rue des Augustins, elle avait également son cimetière. Celui de Notre-Dame de la Platière, église créée au VIe siècle qui perdurera jusqu’à la révolution, située vers la rue Lanterne, a été daté des années 1355.

Porche de l’église Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre rue Paul Chenavard, faisait partie de l’Abbaye des Dames du même nom. Son cimetière qui se trouvait sur la place Meissonnier fut dévasté par les protestants en 1562. Un autre dit de l’Ane où seront enterrés tous les guillotinés de la place des Terreaux, a été reconstruit juste derrière. Cette église est aujourd’hui intégrée au Musée des Beaux-Arts.

Saint-Nizier possédait le plus grand cimetière de Lyon avant la révolution. Celui-ci clos de murs qui sera plusieurs fois agrandi car il accueillait sept cents inhumations par an, se trouvait sur la place Antoine Rivoire, à l’arrière de l’église. Il y avait de nombreuses tombes communes et de ce fait les fidèles se recueillaient devant la croix, à l’entrée du cimetière. Deux autres, situés sous l’église, sont aujourd’hui devenus la crypte.

Ces cimetières situés en pleine ville étaient des foyers d’infection. Aussi à la fin du XVIIIe est-il décidé de les mettre à l’extérieur de la cité, pour éviter les contagions. Ainsi va naitre Loyasse !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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