Les commerçants en colère

Organisée par l’association Carré Nord Presqu’ile, une réunion de concertation, pour capter le pouls des commerçants, a eu lieu le lundi 8 avril à la CCI.

Acteurs de la ville

Le mouvement des Gilets Jaunes, qui depuis vingt-deux semaines, se répète chaque samedi, a fait déborder le vase. « Chaque semaine c’est de pire en pire, nous voyons notre chiffre d’affaire baisser de plus en plus » indique le patron de Candle Store rue Dubois. Pour pallier aux difficultés certains magasins tel Carrefour rue Paul Chenavard sont dans l’obligation d’ouvrir le dimanche toute la journée.

Les commerçants sont lassés, et ont besoin d’oxygène ! Dans cette optique, Emmanuel Imberton président de la CCI essaye, mais jusqu’à maintenant sans succès, de faire interdire les manifestations dans la presqu’ile, afin que les clients puissent revenir. « L’Etat doit comprendre que l’on ne peut pas laisser quelques centaines d’individus détruire en quelques mois ce que vous avez mis des années à construire, déclare-t-il, il faut faire entendre votre voix ». Car effectivement, comme l’a reconnu Bertrand Guyot de la boutique Benoit Guyot rue Emile Zola « Nous sommes trop silencieux, et pas assez combattants ». C’est alors que quelques idées ont été lancées, comme ne plus reverser la TVA, instaurer le stationnement gratuit un certain nombre de samedis, piétonniser le centre-ville en fin de semaine, mettre une navette qui irai sans cesse du nord au sud de la presqu’ile ou alors éteindre toutes les boutiques lors de la Fête des Lumières !

Boutiques, soleil  de la presqu’ile

Car si les Gilets Jaunes ont fait jaillir l’exaspération, celle-ci est latente depuis plusieurs années. En effet, les commerçants ont fait ressortir les problème de saleté, de sécurité avec drogue et harcèlement, d’abandon comme la Galerie des Terreaux fermée depuis longtemps et le PMU qui gangrène cette place, ainsi que les travaux qui sont partout en même temps, place des Terreaux, place Saint-Nizier, place d’Albon, rue de la République …, les commerces sont désemparés et ne savent plus que faire.  « Notre outil de travail se dégrade d’année en année, constate Carole Château présidente de l’association, tous ces problèmes ne sont pas pris en compte par les élus qui pourtant devraient être à notre service ! ».

Sans les magasins, la presqu’ile perd 95% de son attractivité. Il faut donc tout faire pour les conserver en bonne santé. Que le mouvement des Gilets Jaunes cesse, et que des améliorations sensibles soient apportées par la ville qui ne peut indéfiniment laisser se dégrader une situation dont elle est bien au courant !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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