Le Maître du XIXe

A la Galerie Estade, quai Saint-Vincent, un peintre lyonnais, Pierre Puvis de Chavannes, né en 1824, rue Alsace-Lorraine dans le 1er arrondissement, maitre des lignes et de la simplicité, célèbre pour le meilleur et pour le pire, a été mis à l’honneur le jeudi 9 novembre.

Décrié mais reconnu

Benjamin de quatre enfants, il dessine dès son plus jeune âge, et cette passion ne le quittera pas. Il perd ses parents alors qu’il n’est encore qu’adolescent, et va dès-lors se réfugier dans la peinture. « Seuls les musées m’intéressent » assurera-t-il. Après avoir été cherché son inspiration en Italie, il s’introduit dans le monde artistique en devenant officiellement peintre, plutôt conservateur.

De 1850 à 1859 il est maudit, ses travaux sont refusés, il est alors révolté contre les injustices, car ses réalisations sont novatrices et d’une facture romantique. Mais après cette décennie fâcheuse, il sera rapidement considéré comme le Maître du XIXe ! L’espérance, l’attente et la foi sont des thèmes toujours présents dans sa peinture. Extrêmement connu, il réalisera les fresques du Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Travailleur acharné, il peint de grandes surfaces dans son atelier de Neuilly qui sera bombardé en 1871, lors de la révolte de la Commune de Paris. Pas du tout communard, il resta attaché aux principes monarchistes, et se dit bouleversé par la tempête qui souffle sur la France

Bel homme, il a du succès auprès des femmes qu’il estime, et pour lesquelles il prend fait et cause, car il est persuadé que celles-ci ont autant de talent en peinture que les hommes.

En 1856 il rencontre Marie Cantacuzène, qui sera l’Amour de sa vie, son inspiratrice et son havre de paix, qu’il n’épousera qu’au seuil de la mort .survenue en 1898.

Peintre encensé au XIXe, il tombe dans l’oubli au XXe, avant de ressurgir et d’être reconnu  à la fin de ce siècle.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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