Le Grand Hôtel-Dieu rénové s’ouvre aux lyonnais

Tout au long de son histoire presque millénaire, l’Hôtel-Dieu a contribué à la vie et au rayonnement de la cité. Toute activité hospitalière ayant cessée depuis 2010, les bâtiments ont entamé leur mue en 2015. Une première inauguration, celle des commerces, bureaux, cours et jardins, a eu lieu le jeudi 26 avril, après trois années de bouillonnement incessant.

La plus grande opération privée sur un monument historique en France

Après neuf campagnes de fouilles, désamiantage et curage pour lesquels mille semi-remorques ont été nécessaires, afin de mettre à nu l’ensemble des structures d’origine, un travail de rénovation a pu commencer. « De quatre à huit cents compagnons ont travaillé en permanence sur le site, sans qu’il y ait eu une seule réclamation des riverains » se félicite Michel Chenavat Directeur régional d’Eiffage construction. Et de préciser qu’une aventure telle que celle-ci ne peut se réaliser sans une parfaite coordination des acteurs.

Cette rénovation a un impact économique important pour la presqu’ile et la ville, puisque outre les quelques deux mille emplois qu’elle va engendrer, les trente-cinq boutiques donnant à l’extérieur ou à l’intérieur de l’édifice, dont de nombreuses nouvelles enseignes, ne manquerons certainement pas d’attirer un grand nombre de chalands. « Nous en attendons environ dix mille chaque année, précise Jean-Jacques Duchamp directeur Général adjoint de Crédit Agricole Assurance, propriétaire des lieux, la mixité urbaine, commerces, bureaux, logements, est un gage de sécurité et de réussite ».

Puiser dans les racines de l’histoire pour inventer l’avenir

Cette opération d’ampleur dynamise le territoire, et le marque de son empreinte. « Peu de projets immobiliers sont aussi audacieux dans un site historique, relève Raphael Appert directeur Général du Crédit Agricole Centre est, c’est un vrai défi ». Traverser les époques en traversant les cours est l’objectif que s’étaient fixé les architectes, ainsi de l’une à l’autre, minérales ou végétalisées, passe-t-on du XVIIe au XVIIIe, au XIXe siècle, pour arriver à l’époque contemporaine. « A certains endroits précis, nous avons mixé l’architecture du XVIIIe à celle du XXIe siècle, afin de les mettre en valeur, précise l’architecte Claire Bertrand, la greffe des époques fait toute la richesse du bâtiment ! ».

Cet écrin au cœur de la ville permettra à n’en pas douter, de la faire découvrir internationalement encore plus qu’elle ne l’est aujourd’hui. « Grâce à cette métamorphose, l’âme de ce lieu ne sera jamais perdue, souligne Georges Képénékian maire de Lyon, ce bâtiment, lieu majeur de l’histoire de notre ville, a retrouvé son lustre d’antan ». Changer son usage permet de le conserver, et de le rendre aux lyonnais.D’ailleurs un certain nombre de riverains ont eu le privilège d’effectuer une visite guidée hier soir. « Un travail remarquable a été fait » reconnait Louis.

Sept entrées tout autour de l’édifice en facilitent l’accès, et trois immeubles neufs viennent fermer la rue Bellecordière. « Ce site a retrouvé sa magnificence, assure Gérard Collomb ministre de l’intérieur, initiateur du projet, il est un pont entre le passé, le présent et le futur ! »

En 2019, une fois que la Cité Internationale de la Gastronomie et l’Hôtel Intercontinental auront été livrés, le Grand Hôtel-Dieu sera un quartier de vie à part entière, mais dès maintenant il est ouvert à tous !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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