Le commerce, le grand sacrifié !

A l’initiative du Collectif des commerçants indépendants, une manifestation a eu lieu au départ de Bellecour pour rejoindre les Cordeliers puis la Préfecture, où une délégation a été reçue, le lundi 16 novembre.

Truc de fou !

Les commerces dits non essentiels sont aujourd’hui exsangues, mais derrière eux, il y a toute la filière des fabricants qui se retrouvent également en grandes difficultés ; les détaillants sont le dernier maillon d’une industrie qui, sans eux, ne peut fonctionner. C’est pourquoi environ deux mille personnes se sont retrouvées place Bellecour, pour manifester leur mécontentement. « On voudrait que nos boutiques soient pleines de clients, mais elles sont pleines d’articles non vendus » ironise l’un d’eux. Les commerçants subissent, ils sont venus nombreux, pour défendre leurs intérêts.

Les indépendants sont toujours à la tâche, ils ont créé des emplois et aujourd’hui voient leurs entreprises s’effondrer, ils se sentent laissés pour compte. « On parle beaucoup des décès suite à la Covid, déclare Anne Delaigle présidente du collectif des indépendants, mais on ne parle pas des morts, commerces ou commerçants, dus à la crise économique ».

Tous ces indépendants font appel au bon sens du gouvernement. « Laissez-nous travailler au lieu de nous dédaigner et de nous trahir, nous sommes aujourd’hui à l’agonie ! ». Pendant des années, ils ont payé leurs charges, les taxes, l’Urssaf etc., ces fermetures administratives n’ont que trop duré ! « Manifester afin d’avoir le droit de travailler, c’est tout de même un comble » lâche Nelly galériste.

Point de rupture

La doctrine de fermeture systématique des commerces qualifiés de non « essentiels » pendant cette crise, offre avec détresse le spectacle d’un corps social qui se meurt, celle d’une liberté qui agonise. Et pourtant, ils sont tous essentiels pour l’aménagement du territoire,  emplois de proximité, vies d’entrepreneurs, de salariés, d’employés, tout s’effondrent. Ce point de basculement n’est plus seulement économique, il est social et sociétal. La société se détruit, en comptant déjà ses morts.

« Gagner la bataille contre le Covid c’est bien, mais il faut aussi gagner celle de l’économie » indique Olivier Michel président de MyPresqu’ile, organisme manager du centre-ville. Cet organisme et de nombreux autres en France, demande aux commerçants de respecter strictement et avec la plus grande vigilance, le confinement et la fermeture imposés à une majeure partie de la société et du monde économique, jusqu’au 26 novembre, veille du black Friday, et au gouvernement d’autoriser les réouvertures à partir du 27 novembre.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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