Le changement dans la continuité

Comme cela était pressenti, Georges Képénékian, ex 1er adjoint de Gérard Collomb, a été élu maire de Lyon par le conseil municipal, le lundi 17 juillet, et a revêtu l’écharpe tricolore.

C’est le doyen d’âge, Roland Bernard qui a ouvert l’assemblée et prononcé les résultats qui ont été sans ambiguïté. Sur soixante-dix suffrages exprimés, sachant qu’il y a soixante-treize conseillers municipaux, Georges Képénékian en a recueilli quarante-neuf, soit la majorité absolue, les autres prétendants, Nathalie Perrin-Gilbert, Denis Broliquier et Stéphane Guilland se partageant le reste.

Que de chemin parcouru – Le nouveau maire est un fidèle de celui qui désormais est ministre de l’intérieur. Ils ont partagé beaucoup ensemble. Gérard Collomb, qui a commencé sa carrière politique il y a plusieurs décennies, dans une opposition de propositions, aime profondément Lyon, son architecture, son histoire et ses habitants. Ce qui l’intéresse, ce sont avant tout les réalisations. « La ville n’a pas toujours été riche et prospère, indique le ministre, elle a connu une période de désindustrialisation, mais depuis 2001, nous avons changé le visage de la cité ». En effet, une dynamique nouvelle apportant une impulsion économique, s’est propagée, et l’économie, c’est l’emploi. Aujourd’hui Lyon est devenue une ville attractive, le nombre de salons et de touristes augmente, Agglomération d’entreprises qui a su garder son côté humaniste elle est dans le top 10 des villes européennes.

Les quartiers les plus en difficulté comme la Duchère ou Mermoz nord ont été beaucoup améliorés. « Nous avons apporté de la beauté dans la cité, poursuit Gérard Collomb, avec les berges du Rhône, les rives de Saône, la Confluence et la rue Garibaldi entre autres ». Le modèle lyonnais, c’est le rassemblement, la modernité, dont la France devrait s’inspirer.

Modernisation de la gouvernance – Pour sa part, Georges Képénékian assure que son chemin n’était pas tracé d’avance. Descendant d’immigrés arméniens, il reconnait avoir une dette immense envers la France. Chirurgien et politique, il veut toujours coudre et recoudre ce qui est dispersé. Ainsi va-t-il agir en tant que maire, en poursuivant le chemin tracé, que chacun puisse trouver sa place, quelle que soit sa situation. Pour cela une amélioration du service public et la préservation de l’environnement lui semblent indispensables, bien que comme tout le monde le sait, ce soit dans le cadre d’un budget contraint. « Nous devons poursuivre les actions engagées, et travailler main dans la main avec la Métropole, pour être au service des lyonnais » soutient le nouvel édile qui a confiance en la capacité que les deux collectivités auront pour agir ensemble. Quelques nouveaux adjoints sont venus rejoindre l’équipe dans laquelle il n’y a pas beaucoup de changement.

Fidèle parmi les fidèles, Georges Képénékian hérite d’une lourde charge, mais Gérard Collomb a déjà fait savoir qu’il aurait toujours un œil sur sa ville, il reste d’ailleurs conseiller municipal ! Homme de dialogue, le nouveau maire assure que pour respecter la démocratie, il sera toujours respectueux des convictions des autres, ce que souhaite l’opposition.

contact: lyon-presquile@orange.fr

 

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