L’aube derrière les ruines

Beaucoup de monde sur la place Antonin Poncet, le mardi 24 avril, pour la commémoration du génocide arménien de 1915.

Ne pas rester les bras croisés

Ils étaient des milliers, vêtus de guenilles, trainant les pieds dans la poussière, tête baissée, nargués par les turques, tels des brebis et des agneaux confrontés à des loups aux crocs d’acier ! Ce fut un carnage, le premier peuple chrétien du monde a souffert jusqu’au bout. Ils ont d’abord emprisonné puis génocidé l’élite intellectuelle. La voie était alors libre pour rayer une population paisible de la carte.

Cent trois ans plus tard ce crime reste impuni, et la Turquie refuse de le reconnaitre. Pourtant beaucoup a déjà été fait pour qu’elle l’admette, ce négationnisme ne peut être éternel. Cependant la Turquie et son président Erdogan sont particulièrement dangereux, ils veulent déstabiliser l’Europe. Il faut faire entendre la vérité pour construire la paix.

Concorde et fraternité

Par cette commémoration, Lyon fidèle à ses valeurs humanistes, dénonce tous les crimes commis dans le monde, et en appelle à la paix.  « Il y a comme une image du devoir, un sens du lien, où plus d’un siècle après, toutes les générations se confondent pour commémorer cette indicible perte, cette cassure dans l’histoire de tout un peuple, cette déchirure qui n’a épargné ni les victimes ni leurs descendants » indique Georges Képénékian maire de Lyon

Au sortir de la Grande Guerre, la carte du monde a été redessinée dans un objectif de paix. Malheureusement, celle-ci n’a pas duré longtemps puisque quelques décennies plus tard le deuxième conflit mondial, encore plus meurtrier que le premier, est venu embraser une grande partie de la planète.  Depuis soixante-dix ans, la paix règne en Europe, mais reste une vigilance de tous les instants, pendant que dans d’autres parties du monde, principalement au Moyen-Orient, la guerre se déchaine.

« Le racisme, la haine et l’antisémitisme n’ont pas de place dans notre république, clame le président du Conseil de Coordination des Organisations arméniennes, nous dénonçons les violences qui menacent la paix civile ».

La communauté arménienne se souvient de la volonté turque d’éliminer sa nation. De nombreux autochtones ont dû fuir leur pays et choisir l’exil. Un certain nombre d’entre eux ont trouvé refuge à Lyon et en France, et se sont assimilés à la nation.  Mais cette tragédie n’a épargné ni les victimes, un million et demi de morts, ni leur descendants qui sont toujours écorchés. « Le devoir de mémoire devient un devoir d’histoire qui permettra de nous prémunir contre la répétition des crimes du passé, indique David Kimelfeld président de la Métropole, le passé ne doit plus absorber notre présent, ni occulter l’avenir, mais les éclairer tous deux de ses lumineuses leçons ». Ce génocide n’est pas oublié, il est un crime contre l’humanité.

contact: lyon-presquile@orange .fr

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