La région dans les clous

Dans un délai très court, voir trop court, le CESER a dû remettre son avis sur le compte administratif 2017 de la Région, et cela a demandé beaucoup de travail au cours des douze jours qui lui étaient impartis.

Nécessité d’efforts constants

Au cours de sa séance plénière du mardi 12 juin, l’Assemblée consultative a relevé que le budget 2017 a été en augmentation du fait de l’acquisition par la Région de la compétence en matière de transports, que les dépenses sont stables, et qu’il y a un accroissement des recettes, ce qui est une bonne chose. La priorité est accordée aux actions économiques.

Le CESER prend acte de la poursuite des efforts de la Région d’abord pour faire des économies  pour les investissements futurs, puis pour son désendettement, ce qui favorise l’investissement ; il n’y a d’ailleurs pas eu d’emprunt l’année passée. Il regrette cependant qu’il y ait eu une diminution sensible des subventions versées aux associations qui en met certaines en péril.

Ce compte administratif s’inscrit dans la démarche annoncée, les économies de fonctionnement permettent d’accompagner l’emploi.

 

Laboratoire pour la réduction des dépenses

De son côté, la Région est tout à fait satisfaite des résultats obtenus en 2017. « La dépense publique continue à diminuer, se félicite le président Laurent Wauquiez au cours de l’assemblée plénière du jeudi  14 juin, en deux ans nous avons effectué 80% des économies que nous avions prévues pour la mandature ». Ceci en continuant à faire la chasse au gaspillage de l’argent public, réduction des frais généraux, redéploiement de la politique d’achats,  dépenses moindre envers les collectivités. « Mais à quel prix, s’insurge Cécile Kukierman du parti communiste, en faisant des économies sur leur dos, vous êtes en train d’étrangler les petites communes ! ».

Auvergne-Rhône-Alpes est, dixit l’exécutif, la région française qui a fait le plus gros effort de restructuration de son budget, d’autant qu’en deux ans elle a remboursé une petite partie de sa dette. Il est tout de même certain qu’Auvergne-Rhône-Alpes essaie de remonter la pente, en mettant en avant des politiques ambitieuses concernant plus particulièrement la sécurité, le soutien et la création d’emplois, l’accompagnement des entreprises et l’environnement. Mais il n’a pas été fait mention des subventions aux associations qu’avait pointées le Ceser. Quoiqu’il en soit, le président a tendu la main à l’opposition pour un travail collaboratif, mais celle-ci fait grise mine pour la saisir !

contact: lyon-presquile@orange.fr

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