La piétonisation est-elle l’avenir ?

Après plusieurs rencontres avec les commerçants, riverains, associations, chambres consulaires et élus, il a été décidé une expérimentation de piétonisation de la presqu’ile, de la rue René Leynaud à la place Bellecour, le samedi 28 septembre, en laissant les rues de la Barre, Grenette et Constantine ouvertes à la circulation, pour les traversées Rhône-Saône.

Du pour et du contre !

Cette expérimentation a pour objectif de soutenir les activités commerciales et touristiques, de retrouver du plaisir à habiter, se promener et consommer dans la presqu’ile, et de contribuer à une ville durable.

La piétonisation du centre-ville a déjà fait ses preuves dans plusieurs villes, cependant à Lyon, pour cette première journée, les avis sont partagés.

Pour les riverains, cela est intéressant, il y a moins de bruit, moins de pollution. « Le problème est que nous sommes coincés dans la presqu’ile, ne pouvant ni entrer, ni sortir en voiture » indique Chantal qui habite rue de la Poulaillerie. Certaines personnes âgées sont gênées par les vélos et trottinettes qui vont dans tous les sens. « La presqu’ile devient une zone sans droit, assure Bénédicte, les bus roulent à toute allure rue de la République, dans ce contexte il vaut mieux ne plus sortir de chez nous ». D’autre part, les résidents disposant du stationnement de surface sont obligés d’évacuer leur véhicule !

Pour les visiteurs venant de l’autre côté des fleuves c’est parfait, ils ne sont plus importunés par les voitures. « Pour une première, c’est réussi, remarquent Vincent et Caroline qui sont venus de Villeurbanne en transports en commun, nous apprécions le calme des rues, ce devrait être pérennisé ». Pour Jacques, personnes non voyante, c’est très agréable car il marche sur la chaussée sans rencontrer d’obstacle.

En revanche, les commerçants sont moins optimistes. « Plusieurs clients m’ont téléphoné, me disant que la circulation est infernale aux abords de la presqu’ile, et qu’ils ne peuvent venir » assure un opticien rue Edouard Herriot. Plusieurs sont persuadés que tout est fait pour faire disparaitre les commerces indépendants, tel ce magasin de dégrif de luxe rue Paul Chenavard. « Mes clients viennent en voiture de l’extérieur de Lyon, indique la patronne, s’ils ne peuvent plus circuler ni se garer, ils ne viendront plus ». Ou ce restaurant rue du Major Martin qui n’a aucune réservation alors que le samedi est le jour de la semaine où il travaille le plus. « Nous déplorons le manque de concertation, avance Carole Château présidente du Mouvement Carré Nord Presqu’ile, les commerçants sont les grands perdants d’une politique à marche forcée ».

La solution n’est pas simple, contenter tout le monde parait difficile, mais une chose est sûre, l’activité commerciale est vitale pour une presqu’ile vivante et habitée !

Prochaines expérimentation les samedis 12 et 26 octobre.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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