Inoubliable

En souvenir de la Rafle de la rue Sainte Catherine, une commémoration a eu lieu le dimanche 7 février, au numéro 12 de cette artère où se trouvait pendant la deuxième guerre mondiale, l’Union Générale des Israelites de France.

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Deux idéologies semblables – Honorer la mémoire de ces quatre-vingt-six hommes, femmes et enfants juifs, piégés par les nazis le 9 février 1943 reste un devoir. Ce jour-là, et à bien d’autres occasion par le passé et aujourd’hui encore, la communauté juive paie un lourd tribu. Lors de cette rafle, qui en était une parmi tant d’autre, la tolérance et la fraternité ont été bafouées. « De nos jours cela n’a pas cessé, avance Nathalie Perrin-Gilbert maire du 1er arrondissement, en témoignent les nombreux tags portés régulièrement  avec insistance sur la plaque apposée au bas de l’immeuble ». Actuellement, le totalitarisme, à travers l’islamisme et le jihadisme, est toujours présent dans nos sociétés. Face à la montée du racisme et de l’antisémitisme, les jeunes doivent être informés, car c’est eux qui sont embrigadés par l’Etat Islamique qui les incite à venir les rejoindre. « Le jihadisme qui recrute et tue nos enfants, joue des mêmes ressorts que le nazisme dont il a la même idéologie » soutient la présidente du CRIF.  Aussi, tout doit être fait pour combattre et endiguer ce mouvement, avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd’hui la démocratie fait front, Lyon affirme sa fidélité à la fois aux héros de la résistance, tels Jean Moulin ou René Leynaud, et aux victimes des nazis. 

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Défaite face à la barbarie – « Lyon qui était contre la Gestapo, contre la milice et contre Vichy, est aujourd’hui contre l’oubli, indique Gérard Collomb maire de Lyon, ce qui a eu lieu est une abomination, seules trois personnes sont revenues des camps de la mort, la Shoa reste une tache indélébile dans nos esprits ». D’abord terre refuge, Lyon devient ville cible en novembre 1942, la chasse à l’homme commence, chez les juifs traqués, la peur et les déportations s’accroissent. Cette rafle est la première opération d’envergure menée par Klaus Barbie, pour riposter contre la résistance juive non armée ; les vies s’achèvent par le même mot, Auschwitz.

« Malheureusement, aujourd’hui le fil rouge de l’antisémitisme n’est pas rompu, il se retisse pour aboutir à la même barbarie, poursuit le maire, jamais les actes antisémites n’ont été aussi nombreux c’est une défaite collective pour notre pays ».

Dimanche dernier, les martyrs de la rue Sainte-Catherine, et toute la communauté juive ont été honorés, la Ville et la République leur ont affirmé leur solidarité.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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