Géant de la littérature

Il y a quatre cents ans, le 15 janvier 1622, naissait Jean-Baptiste Poquelin, grand dramaturge et comédien français, dit Molière.

Une gloire auréolée

Attiré par le théâtre dès son plus jeune âge, il ne parvient pas à s’imposer d’emblée, il faut attendre 1646 pour qu’il soit engagé dans la plus prestigieuse des « troupes de campagne » qui va durant douze ans (1646-1658) parcourir les provinces méridionales du royaume au sein d’une troupe itinérante. Au cours de cette période, Molière compose quelques farces ou petites comédies et ses deux premières grandes comédies. De retour à Paris en 1658, il devient vite le comédien et auteur favori du jeune Louis XIV et de sa cour, pour lesquels il conçoit de nombreux spectacles, en collaboration avec les meilleurs architectes scéniques, chorégraphes et musiciens du temps.

Grand créateur de formes dramatiques, interprète du rôle principal de la plupart de ses pièces, Molière a exploité les diverses ressources du comique — verbal, gestuel et visuel — et pratiqué tous les genres de comédie, de la farce à la comédie de caractère. Il a créé des personnages individualisés, à la psychologie complexe. Observateur lucide et pénétrant, il peint les mœurs et les comportements de ses contemporains, n’épargnant guère que les ecclésiastiques et les hauts dignitaires de la monarchie, pour le plus grand plaisir de son public, tant à la cour qu’à la ville. Loin de se limiter à des divertissements anodins, ses grandes comédies, comme Tartuffe, Les Femmes savantes, Les Précieuses ridicules ou Le Malade imaginaire, remettent en cause des principes d’organisation sociale bien établis, suscitant de retentissantes polémiques et l’hostilité durable des milieux dévots.

L’œuvre de Molière, une trentaine de comédies en vers ou en prose, accompagnées ou non de ballets et de musique, constitue un des piliers de la littérature française. Elle continue de remporter un vif succès en France et dans le monde entier, et reste l’une des références de la littérature universelle

Sa vie mouvementée et sa forte personnalité ont inspiré dramaturges et cinéastes. Signe de la place emblématique qu’il occupe dans la culture française et francophone, le français est couramment désigné comme « la langue de Molière »

Il meurt à l’âge de 51 ans, quelques heures après avoir tenu pour la quatrième fois le rôle-titre du Malade imaginaire.

contact: lyon-presquile@orange.fr

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